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Fifty Shades of Gay
Lights will guide you home
Bitchy Music | ❤❤❤❤❤ | 31.07.2015 - 16 h 48 | 4 COMMENTAIRES
Retour de Janet Jackson : Carrière, Héritage et critique du nouveau single
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Après 7 ans d’absence, l’une des dernières géantes de la pop culture est de retour avec un nouveau single.
Une occasion de revenir sur la carrière et l’héritage, autant musical que militant, de cette avocate pour la fin des racismes, pour l’égalité des droits et l’accès aux soins des personnes malades.

fff2c32df6b4a2f7fce6f10f0292fc82.600x600x1De la prise de contrôle de son art en 1986 jusqu’au Superbowl de 2004, Janet Jackson a régné sans partage comme l’ultime danseuse-performeuse de la pop urbaine et du R&B contemporain.
Concurrencée à la fin des années 80’s et au début des années 90’s par son amie Paula Abdul, Miss Jackson a influencé une génération d’artistes allant de Britney Spears à Bruno Mars en passant par Justin Timberlake ou Ciara.

Cette dernière, qui se réclame sans cesse de sa lignée, était d’ailleurs parmi les personnalités ayant une énième fois honoré son idole, consacrée il y a un mois « icône ultime  » de la musique, de la danse et des arts visuels aux BET Awards. Bien sûr, il existe encore aujourd’hui des show-girls de pop et r&b hors-pair, qui techniquement pourraient être, en danse, du calibre de JJ. Mais celles-ci sont, soit sur le déclin- comme Mya, Britney ou Ciara – soit en devenir comme Tinashe et FKA Twigs.

Et surtout, leur musique ne fait pas spontanément un pont entre une exigence de qualité dans la production, et une conscience politique. Analyser les travers de la société contemporaine, se positionner en usant de la visibilité octroyée par son star-power, telles étaient les branches de l’ADN musical de la Jackson de la grande époque.

De même, quelles que soient les raisons- inhérentes à l’industrie du disque, aux artistes eux-mêmes ou au public et acheteurs -peu nombreuses sont les chanteuses avec un niveau de succès actuel, et une vitrine comparable à ceux de Janet à son prime, elle dont les albums prenaient pourtant des risques en abordant des thèmes sociaux clivants.

On se souvient particulièrement de deux ses opus, régulièrement classés dans les listes des meilleurs disques des 30 dernières années. Rhythm Nation 1814 en 1989 qui se saisissait, dans des textes et une direction photographique qui ont fait date, de la dure question du racisme aux USA.

The Velvet Rope en 1997, album dont le titre phare together again faisait office d’hommage à la mémoire des personnes décédées du VIH. D’autres compositions, comme Free Xone parlait ouvertement d’homosexualité en incitant à l’acceptation des orientations sexuelles minoritaires. A cette époque, Janet était déjà – et largement- un monstre de la musique doublé d’une icône lgbt, mais le cœur de sa base d’admirateurs se trouvait pour beaucoup chez les Afro-américains, les africains et afrodescendants de la diaspora noire sensible au R&B.

71gInIXflxL._SL1079_Avec des titres comme Together Again, The velvet rope aura une longévité incroyable dans les charts mondiaux, puis sera reconnu comme son plus gros triomphe planétaire. En même temps qu’il assiéra définitivement son accès à la légende, cet album lui conférera aussi une toute nouvelle  foule d’admirateurs, plus bigarrée. Son engagement sera quant à lui maintes fois salué par les acteurs des communautés LGBT internationales.

Le reste de son histoire, nous la connaissons assez : nouveau carton avec All for you sorti en 2001, porté par un lead-single de même nom et soutenu par Someone to call my lover. Plus lumineuse et sexy, cette Janet, qui au fond s’annonçait déjà par petites touches depuis l’album éponyme de 1993, parait aussi plus heureuse, flanquée de son éternel sourire ravageur. Seulement, Jackson se dépolitise de plus en plus, du moins dans ses disques.

Le « scandale » du superbowl 2004, dit « nipplegate » marquera un étrange tournant dans l’histoire de la pop, sans que l’on ne sache si la révélation de son sein gauche par Justin Timberlake, lors d’une chorégraphie commune était planifiée ou accidentelle. C’est ainsi que l’une des plus grandes popstars de la planète, connue pour son engagement social et son image de girl-next-door, sera blacklistée de partout. De l’autre coté, le chanteur de Nsync, artiste solo en herbe, ne subira aucune conséquence de ce fait divers, et reviendra même plus populaire que jamais en 2006 avec son 2ème disque FutureSex/LoveSounds.

Janet Jackson Justin TimberlakeCette différence de traitement, la violence inouïe des commentaires, les représailles de l’époque qui aujourd’hui sont jugées disproportionnées à l’encontre de Janet Jackson, feront de ce fait divers une illustration, pour certains observateurs, d’une réalité crue : la classe sociale qui n’efface ni le genre, ni la « race », ni l’âge.

Pour de nombreux papiers, il était évident que, à la fois noire, femme, et plus âgée, Jackson ne pouvait être que fautive dans l’imaginaire collectif américain, en face d’un homme jeune, beau et blanc. De là à parler d’intersectionnalité, il n’y eut qu’un pas.

Si cette explication recelait un pan de vérité, elle n’expliquait pas tout. En effet, comment comprendre que Madonna retrouvait un succès inespéré en 2005 avec Confessions on the dancefloor après avoir elle aussi subi précédemment les foudres des médias et le rejet du public -dans une moindre mesure certes- avec le tollé causé par les prestations live et le clip initial d’American Life ?

Centré autour du thème des personnalités multiples, Damita Jo, son disque promu à cette période fera un excellent démarrage dans les charts. Cependant, à moyen et long terme, le blacklisting que subira Janet aura raison des ventes sur la durée, et ce malgré des critiques globalement positives.

Le disque gagnera tout de même un nombre honorable de preneurs ( 3 millions dans le monde), bien qu’en dessous des standards jacksoniens. Toutefois, le single all nite, infusé de funk, énergique à souhait, mettra le feu dans les clubs. Son vidéoclip n’y étant pas étranger: la chanteuse s’y montre, impériale, prouvant qu’elle n’a rien perdu de son charisme et de sa technicité.

Malgré une relation amoureuse de longue date avec le producteur star Jermaine Dupri qui prendra la direction artistique de son projet suivant 20. Y.O, ce disque, supposé relever deux décennies de succès ininterrompu -tout en célébrant un renouveau de la belle- fera encore moins d’étincelles que le précédent. Curieusement, Jermain Dupri était celui-là même qui relançait en 2005 la carrière de Mariah Carey avec The Emancipation of Mimi.

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Cette ère coïncidera avec la fin du contrat de cinq albums de Janet Jackson pour Virgin records. Engagement qui, lors de sa signature quelques années plutôt, faisait d’elle l’artiste Pop la plus puissante des années 90, se payant le luxe d’éclipser sa rivale Madonna et son génie de frère.

Signé sur son nouveau label Island Records, séparée de son staff habituel, Janet Jackson voyait malgré tout son vœu de come-back fracassant échouer en 2008, indépendamment de toutes les qualités de l’album Discipline, attendu par le milieu musical comme son retour en grâce, convaincu par la qualité du single éclaireur Feedback . Au fil de ces insuccès, le monde semblait peu à peu oublier son impact d’antan, son catalogue de tubes et l’immense figure contemporaine qu’elle avait été. De chanteuse  dominante, évidente dans la pop culture, elle se voyait sous-estimée avec le temps.

Deux best of et un mariage à un milliardaire plus tard, une vidéo apparaissait sur la toile. Dans cette séquence inopinée, elle y confiait avoir entendu l’appel des fans. Mais de nos jours, Janet peut-elle encore être le chantre et l’égérie d’une génération de chanteuses-performeuses disparues? Sinon, quelle(s) héritière(s) pour réclamer son flambeau ? Les bêtes de scène féminines qui associaient avec brio conscience sociale et entertainment semblent vouées à disparaître comme cela a été le cas pour les chanteuses dites à voix.

No Sleeep, nouveau titre qui nous invite à rester éveillé, saura-t-il nous faire bouger sur le dancefloor tout en gardant intacte notre politisation pour le bien commun? Ou s’avère-t-il être un simple à la fois langoureux et introspectif ?À chacun de se faire son avis. Mais pour votre serviteur, Janet revient ici avec un titre soyeux, qui évite l’écueil de la pop et du R&B faciles. Il ne tombe pas non  plus dans le type de mélodies formatées selon les codes qui marchent pour les diffusions radios des modernes.

Non seulement convoque-t-elle Jimmy Jam et Terry Lewis, le duo artistique qui a fait son empreinte sonore à son heure de gloire, mais elle se rappelle à nous avec des clins d’œil à l’époque de « Janet » et de « That´s the way love goes ».

Musicalement, No Sleeep est une réussite : composition solide et mature. Une renaissance en terrain connu, qui pourrait annoncer un album conséquent, dans la veine des grands albums de musique urbaine à cuivre. Cependant, alors qu’elle fit autrefois sa réputation comme l’une des voix les plus claires sur les choses de ce monde, les paroles du single sont légères, axées sur la découverte sensuelle d’un couple qui se retrouve.

Ce parti pris est surprenant, à cette heure où les états-Unis sont de plein fouet confrontés à l’échec du post-racialisme. Encore plus, lorsqu’on sait que D’Angelo, autre mastodonte des musiques noires américaines, interrompait son hiatus de 14 années avec Black Messiah, un disque-manifeste sorti en urgence face à la gravité de la désillusion des afro-américains.

janet-black-3Ce dernier Janet,qui se bonifie avec les écoutes, serait alors un sans-faute en qualité artistique, mais une déception par son manque de positionnement. Si l’on espérait pas forcement d’elle d’y traiter à bras le corps la situation des noirs américains, tout au moins rêvait-on d’un texte moins convenu. Qu’à cela ne tienne, rappelons nous que les artistes n’ont pas pour vocation de répondre à toutes nos attentes. Et ceci admis, on ne peut qu’applaudir le retour satiné et feutré d’une reine que nous n’avions jamais déchue.

 

 

Bitchy Life | Brèves de Medias | 24.07.2015 - 15 h 48 | 2 COMMENTAIRES
Qu’est-ce qu’un corps parfait ? Des athlètes gays, lesbiennes, bisexuels ou trans répondent à BuzzFeed.
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On sait que la place du corps est importante dans le sport.  Puisqu’ il est le moyen par lequel l’athlète atteint ses performances, son entretien est primordial. Mais que se passe-t-il lorsque l’on a affaire à des sportifs gays, lesbiennes, bisexuels ou trans ? Appréhendent-ils le corps différemment parce que lgbt ?

A tort ou à raison, les homos sont par exemple dits avoir développé entre eux un culte physique implacable. Si physique n’est pas exactement corps, les deux notions se lient naturellement, et on peut se demander si cette propension (réelle ou supposée) à un esthétisme exacerbé influence, chez un professionnel gay, la façon dont il conçoit son corps.

De même, lorsqu’on aborde le domaine de l’identité de genre, on s’aperçoit qu’il est intrinsèquement lié à ce qu’on pense de son propre corps, ainsi qu’à la manière dont il est perçu par autrui. Dans certains cas, ces conceptions sont accompagnées de transformations physiques qui amènent à apprivoiser son corps dans un autre rapport à soi-même.

Être un sportif intersexe, transidentitaire, transsexuel, ou à genre fluide entraine-t-il une considération spécifique de ce qu’est le corps parfait ? Qu’est-ce qu’un corps parfait, voilà donc la question à laquelle quelques athlètes lgbt ont répondu pour le site BuzzFeed.

Toutes ces interrogations peuvent aussi se conjuguer encore différemment, selon qu’on est une femme, d’une minorité ethnique ou qu’on présente un élément quel qu’il soit, qui ne s’inscrit pas dans l’imaginaire immédiat de ce qu’est un corps de sportif.

La vidéo est en anglais, mais vous pouvez activer les sous-titres dans cette langue pour une meilleure compréhension. Il est toutefois possible d’obtenir des sous-titres français en lançant une traduction littérale des premiers. Mais attention aux quelques erreurs. Ex : le mot « race » traduit dans son sens de « course » alors qu’ici la personne parle de « race » au sens de couleur de peau.

Bitchy movies | ❤❤❤❤❤ | 22.07.2015 - 18 h 03 | 3 COMMENTAIRES
Paternity Leave : Le film où les gays ont des enfants juste en faisant l’amour!
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Que feriez vous, si vous étiez en couple gay, et que l’un d’entre vous tombait (naturellement) enceint de l’autre ?Voilà le pitch de la comédie  romantique « Paternity Leave » (ou congé de paternité), de Matt Riddlehoover! La bande-annonce, fraîchement arrivée, galvanise la toile, et le film lui électrise déjà des critiques des festivals où il passe!

Greg (Jacob York) et Ken (Charlie David) sont un couple soudé dont la vie bascule l’année de leur quatrième anniversaire. Suite à de nombreuses nuits de galipettes enflammées, Greg commence à se sentir de plus en plus nauséeux et fatigué. Il finit par consulter un spécialiste, qui lui délivre l’étonnante nouvelle : il porte un enfant en lui!

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Dès lors, le couple devra composer  avec l’incrédulité de leur entourage, le stress du regard de la société, tout en ayant leurs propres soucis, en plus de rester  pragmatique face aux enjeux modernes de la parentalité. Porté pour le moment par de bons retours, le film est disponible en pré-commande à l’adresse suivante : PaternityLeaveFilm.com .

 

 

 

Bitchy Books | Bitchy Life | Bitchy movies | Brèves de Medias | ❤❤❤❤❤ | 21.07.2015 - 15 h 35 | 7 COMMENTAIRES
Comic-Con de San Diego : Wonder Woman, Harley Quinn et une demande en mariage
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La semaine dernière, avait lieu l’une des plus grandes conventions de geeks : le comic-con de San Diego. Bande dessinée, jeux vidéos ou encore cinéma, la part belle était faite à l’univers des comics. Dans les évènements marquants de cette édition, la projection de la bande-annonce de Batman vs Superman : l’aube de la justice.

Réalisation très attendue de Zack Snyder prévue pour Avril 2016, le film est un prélude à l’adaptation cinématographique de la ligue des justiciers(équivalent de DC Comics des Avengers de Marvel). Aux cotés de Batman et de Superman, Wonder Woman qui y apparaissait pour la première fois sur grand écran, a bien évidemment fait sensation.

Interprétée par l’actrice israélienne Gal Gadot, celle qui est à la fois amazone et super héroïne n’a pas manqué d’affoler le public, vêtue d’un attirail qui n’était pas sans rappeler un autre personnage iconique de l’imaginaire lesbien : Xéna, la princesse guerrière dont le retour serait imminent .

Si Diana Prince et sa future équipe étaient à l’honneur, une autre formation plus sombre des écuries DC Comics n’était pas en reste: le Suicide Squad. Doté d’un casting stellaire (Will Smith en premier), cette production de Warner Bros raconte l’histoire d’un groupe de criminels utilisés par une agence gouvernementale états-unienne, dans des opérations paramilitaires suicidaires.

Ici aussi, une figure féminine populaire faisait son entrée en scène: Harley Quinn – alter égo féminin du Joker- dont l’amitié avec la supervilaine Poison Ivy a donné lieu à bon nombre de fan fictions lesbiens.

Et le meilleur pour la fin, toujours au Comic-Con : la demande en mariage d’un maquilleur à son copain devant 7000 personnes :

❤❤❤❤❤ | 18.07.2015 - 11 h 49 | 0 COMMENTAIRES
Des trois mouvements des conflits amoureux en 1mn30
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Si je ne devais retenir qu’une scène de toute la série Brothers&Sisters, c’est cet échange. L’essentiel des relations humaines se trouve concentré dans ce conflit, local, entre Kevin & Scotty à propos d’un adultère.

Mais leur discussion traduit finalement quelque chose d’universel.
La formulation sincère d’un ressenti : « I’m not angry, i’m in pain ».
Les attentes et les projections : « The person supposed to love me more than anything, You were supposed to be better than this ».

Et enfin, ma réplique favorite, cet état d’esprit qui faisait de Scotty mon personnage préféré de la série : avoir conscience -pleinement et avec humilité- de sa propre imperfection , voilà selon moi l’une des plus grandes grâces accordées à certaines âmes.
« I’m not. I’m just as lost and damaged, and screwed up than the rest of you. I’m not perfect, Kevin. I’m not perfect. »

Je trouve cette vidéo d’1mn30 tellement puissante! Formulation de ressenti + conscience de son imperfection, voilà le combo auquel j’aspire en tant qu’être humain, et en qualité d’amoureux dans mes relations. Powerful!

Bitchy movies | ❤❤❤❤❤ | 17.07.2015 - 13 h 03 | 0 COMMENTAIRES
Raúl Castillo( Richie), de retour en boxeur homo refoulé après Looking
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Comme chacun sait, la série Looking n’a pas été reconduite pour une 3ème saison, au grand dam de ses fans.Bien que la chaine câblée HBO ait permis à son réalisateur, Andrew Haigh, de conclure son arc avec un téléfilm dont le tournage débutera en septembre prochain,les acteurs de la série ne chôment pas en attendant.

Raúl Castillo -qui joue le rôle de Richie dans la série- nous revient dans le court-métrage « Boxer » de Jules Nurrish. Tourné en 2012 et lauréat du meilleur court au BendFilm Festival dans la catégorie film d’étudiant,  » Boxer » n’a été mis en intégralité sur le net( version originale non sous-titrée en français) qu’il y a un mois.

Il y interprète un boxeur homo et refoulé, qui affronte ses démons d’une façon pour le moins dramatique. A découvrir, en attendant le retour de notre cast favori :)

Bitchy Music | Divagations Nocturnes | Le post qui sert à rien | 30.05.2013 - 02 h 35 | 4 COMMENTAIRES
Et maintenant, quelle chanson pour votre mariage ?

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Il y a deux ans, penché derrière l’épaule de ma collègue J qui préparait son mariage et cherchait sur youtube la chanson parfaite lorsqu’elle remonterait l’allée au bras de son père, je n’aurais jamais cru avoir un jour moi aussi la possibilité de faire pareil.

Alors qu’elle venait me consulter en raison de la réputation de mélomane que je traînais dans la boite; moi je tentais systématiquement de lui refourguer une chanson de Cyndi Lauper pour rigoler, sans vraiment me rendre compte de ce que moment représenterait pour elle, car je n’étais de toute façon pas spécialement intéressé par l’idée de mariage.

Après son énième refus de Time After Time et All through the night, je devins sérieux et lui fit différents choix qui l’intéressèrent, mais elle opta finalement pour le classique »Happy Day » chantée par un chœur gospel de son entourage, car elle souhaitait rester dans des tons connus, enjoués et entraînants pour ses convives.

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Après son départ, je me demandais de quelle manière j’aurais fait ma demande si j’en avais l’occasion(son fiancé l’avait emmenée faire du saut en parachute tandis qu’au sol -lors de leur descente- étaient marquées en lettres géantes le « J, veux tu être ma femme ? »).

Je ne pouvais rivaliser avec pareil romantisme(et toute façon j’ai le mal de l’air et la peur du vide). C’est donc tout naturellement qu’ en bon fan  de Peter Gabriel, la scène culte de Say anything s’imposa à moi comme idée de demande en mariage:

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En effet, quel trentenaire ou ancien ado des nineties pourrait dire non à une aubade/sérénade avec un GHETTO BLASTER! Quant à la chanson que j’aurais choisie au moment de soulever, tel un prince charmé, mon cher et tendre dans mes bras d’amoureux étouffant d’esprit chevaleresque, et bien rien ne me vint…

…Jusqu’à il y a environ une dizaine de jours, au moment où j’entendis un autre collègue, N, siffloter un air que je connaissais, mais sans arriver à mettre le doigt dessus. Ma curiosité se transforma en étonnement lorsque je me rendis compte qu’il s’agissait de Two Hearts de Phil Collins, frère-ennemi juré de Peter Gabriel pour tout fan extrémiste de l’archange.

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Le titre n’était pas très original, mais il avait sur moi l’effet addictif et euphorisant du RnB claquant des premières heures, tout en mêlant simplicité et intemporel. Mais surtout, surtout je me « voyais » faire une choré du tonnerre en dansant dessus. Je crus alors que c’était emballé, j’avais enfin trouvé la chanson que je voulais pour mon mariage, mais c’était sans compter Cyndi la récalcitrante qui pointait le bout de son nez avec son Got candy…

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Du coup, retour à la case départ: Je ne sais toujours pas quelle chanson je prendrai si je venais à épouser un garçon, et puis en fin de compte je me dis que si cela devrait arriver, il faudrait peut-être sortir du fanboyism lauperesque-gabrielesque et proposer une de mes compositions, jouée par certains de mes amis musiciens(et oui, à mes heures perdues j’écris des tubes comme Phoebe Buffay).

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Et vous, avez vous une idée de la votre ?

 

 

Divagations Nocturnes | Le post qui sert à rien | Le Scoop du Jour | Parental Advisory | 31.12.2012 - 18 h 38 | 7 COMMENTAIRES
De l’interet de François Sagat et de la pornographie gay dans une vie ordinaire

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Ceci n’est pas un article de blog, mais plutôt un « commarticle « , traduisant par là une opinion tenant lieu de commentaire d’article, mais trop longue pour être postée en dessous de l’article visé.

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Une fois encore et comme il est de coutume lorsqu’un intérêt vif est porté à des pornstars, on assiste à des réactions où chacun exprime à sa manière l’incongruité qu’il voit dans cette situation.

Moi, ce que je ne comprends pas, ce sont ces commentaires interrogatifs ou limite méprisants, comme aujourd’hui  avec l’article de Yagg listant le décès d’une pornstar dans le top 10 des articles les plus lus de l’année sur le site.

Le sexe,  et précisément le fantasme sexuel,  font partie intégrante de nos vies, y prenant une place conséquente. L’univers pornographique, ses scènes  taillées au gré des préférences des visionneurs et ses garçons aux styles multiples sont des appels à l’évasion dans cet onirisme qui résonne en nous.

Chez les hétérosexuels, certaines pornstars sont aujourd’hui tombées dans le domaine grand public(Rocco Siffredi) lorsque d’autres sont des « icônes « de la culture pop(Clara Morgane) ou plutôt des témoins vivants du mélange des genres . Qu’y-a-t-il d’étonnant , rien qu’en se basant sur cet attrait, à ce qu’un article renvoyant au monde pornographique attise la curiosité des lecteurs ?

Ne devrait-on pas être encore moins étonné lorsque  l’interviewé est François Sagat, qui est -qu’on l’aime ou pas – l’acteur  français de  porno gay le plus célèbre au monde en plus d’être celui qui draine le plus de réactions d’internautes en France ?

Surtout lorsque ce même Sagat aborde  intelligemment – cassant au passage le préjugé de stupidité prêté aux pornstars -le thème du sexe lié à celui de la mort,  double thématique qui bien avant cet article  a fait écrire, réagir et produire des gens ?

Cet article a suscité la curiosité parce qu’il traite de sexualité(grosse composante de nos vies), il a nourri l’intérêt parce que  le porno et son lot de morts ne sont que les traductions actuelles d’un thème dérangeant qui interpelle, et enfin parce que le contenu de l’article est plus que censé.

Sans supposer que certains n’aient pas lu l’article en question avant de s’exprimer, je trouve toujours dommage ces gens qui n’hésitent pas à cracher sur le X ou les pornstars. Le but de cette interview était  de voir en quoi la condition professionnelle des hardeurs brisait leur condition humaine, et c’est cette question que Sagat aborde.

Moi je crois que le X et le pornstars, comme tout autre domaine ou métier, sont dignes d’un intérêt analytique, voire sociologique(bien que Sagat ne soit pas un sociologue).  Ce n’est pas seulement une « pornstar » qui est décédée avec la mort d’Erik Rhodes. C’est un être humain, un « ouvrier » du porno, peut-être même un travailleur du sexe et un énième cas dans cette profession.

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Je serai  hypocrite de jouer au méprisant et de feindre un désintérêt face à cette nouvelle,  vu comment mon ordi personnel est rempli de vidéos de cul et de liens X.
Le nombre de mouchoirs usagés et ma poubelle qui sent le sperme sont autant de signes de tout ce plaisir solitaire que me procurent les « talents » des pornstars ».

Malheureusement, le mépris qui leur est publiquement affiché est bien souvent  proportionnel à la fascination qu’entraine toutes les productions qu’ils mettent sur la toile( que mêmes leurs détracteurs ne se gênent pas de télécharger ou de regarder en streaming).

Je ne sais pas vraiment ce qui gêne ici. Est-ce l’impression que par notre intérêt du porno et de ses hardeurs nous paraissons vains et superficiels ? Serait-ce la conclusion hâtive (et erronée) que par notre enthousiasme nous « supportons » le traitement controversé réservé à ces acteurs par leur milieu socio-professionnel ?

Que les explications de ces réactions de dame anglaise soient celles avancées plus haut ou d’autres encore, je ne vois personnellement pas pourquoi mettre ce dédain sur la tête des acteurs. Ces garçons ne sont pas que des « mouchoirs » jetés après utilisation. Ce sont des êtres humains, qui méritent qu’on s’intéresse à eux.

Une anecdote intéressante dans ma vie est que mon « éducation sexuelle » s’est fait pour un tiers par les médias de vulgarisation scientifique, pour un autre tiers par l’expérience tâtonnante mes années de découverte, et pour le dernier par la pornographie.

Or, il se trouve que de François Sagat à Johnny Hazzard en passant par Colton Ford, certaines pornstars par leur attitude en vidéo ou par leurs propos en interview, m’ont permis de mieux cerner mes préférences sexuelles ou de mieux m’affirmer en tant qu’homme.

C’est le cas de Colton Ford dans son couple avec Blake Harper, qui a plus ou moins ancré mon amour naissant des trentenaires dans la continuité tout en me faisant voir la dimension « privée » que pouvait avoir le sexe, cette nécessité de confiance en l’autre et d’abandon pour jouir du corps de l’autre comme on jouit du sien.

Il suffit de voir la pureté et la vulnérabilité de son visages lors de ses orgasmes, selon qu’il est en scène avec son ex-mari ou  des acteurs quelconques, tout comme son départ du X pour une carrière musicale, et le soutien de Blake Harper arrêtant le X pour son homme.img-francois-sagat_162916225871

François Sagat le viril versatile à dominante passive m’a servi d’exemple  dans les rapports que l’on entretien avec l’hétéro-normativité des rôles sexuels chez les homos. Pour aller vite, dans l’imaginaire collectif mais aussi chez nombre d’homos, l’actif est souvent fantasmé comme le plus grand, fort,viril et dominant du couple, tandis que le passif sera anticipé comme portant tous ces critères conceptuels de virilité, mais en intensité « moindre » que l’actif .

Comprenez par là qu’il est globalement perçu comme moins « mâle » parce que pénétré et que dans le système de classement en cases duales, pénétré va avec « féminin » et pénétrant va avec « masculin » pour la plupart des gens.

Voilà donc que Sagat, notre versatile plutôt passif se permettait non seulement d’être baraqué et hyper-masculin(du moins en vidéo) tout en ne cachant pas sa joie d’aimer la bite et le trouage du cul son gout pour la pénétration passive! Mais, mais, mais! Comment se fesse (lol), me disais-je ? Serait-il possible alors que moi, garçon passepartout pas spécialement viril, je  puisse assumer  ma préférence sexuelle active sans qu’on me rie au nez  ?

C’est un peu grâce à lui, et à d’autres après lui que j’ai compris(une vidéo plus « parlante » que des mots de sexologue) qu’on n’avait pas besoin d’être un cliché du mâle alpha  dans toute sa splendeur pour préférer faire l’amour plutôt que l’inverse. Sagat et les autres m’ont ici permis de résister à une certaine pression à l’image virtuelle que faisait peser sur moi les attentes d’une catégorie de gays.
Bref, tout ce prechi -precha digne d’une discussion au comptoir de la BBB pour dire qu’avant de juger les pornstars et leurs « fans », certains devraient réfléchir aux apports que le porn a /a eu dans leur propre vie. Même l’éphémère euphorie du plaisir solitaire peut  donner le coup de pep’s nécessaire pour bien démarrer une journée. Et rien que pour ça, il serait bon de respecter les pornstars.

 

 

Bitchy Music | 17.07.2012 - 02 h 57 | 7 COMMENTAIRES
Un album et puis s’en va… focus sur ces chanteurs dont on attend toujours les 2èmes albums

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Dans l’histoire de la musique, il est des artistes solos ou des groupes qui ont, par l’excellence d’un album unique, établi des productions de référence dans leurs genres respectifs. Encensés dès leurs débuts pour le potentiel qu’ils représentaient, quelques-uns de ces performers n’ont pas pu passer l’étape du 1er opus, malgré le succès commercial et les éloges des critiques.

Lucy Pearl, ou les différends relationnels :

Formation de Nu-RnB dont chacun des officiants avait déjà une réputation artistique saluée, le supergroupe américain Lucy Pearl nous faisait miroiter le rêve d’une jouissance auditive.
Au chant principal, il y avait Dawn Robinson, ex-membre du quatuor vocal « En vogue« . Le surdoué Raphael Saadiq -ancien de Tony !Toni !Toné- partageait (en plus des back vocals)la composition et la production avec Ali Shaheed Muhammad, échappé du légendaire A tribe called quest .

Lancé par le tube « Dont mess with my man », l’album éponyme des 3 vétérans nous invitait à suivre la voix cristalline de Robinson à travers un CD dont chaque piste cachait un joyau de Soul contemporaine. Pourtant, l’aventure tourna court. La personnalité difficile de la chanteuse eut raison de la cohésion du groupe. Les Lucy Pearl se séparèrent très vite, ne laissant comme témoin de cette osmose qu’un disque inspiré dont l’écoute nous porte encore vers les cimes d’un RnB adulte.
Sélection subjective : Without you, Cant stand your mother, Good love,Dance tonight.

Lauryn Hill, ou l’énigme du retrait solitaire

Est-il besoin de présenter celle qui incarna tour à tour le visage des Fugees et le renouveau de la Nu-soul au féminin? Les années 90 furent marquées – bien au-delà des musiques afro-américaines, -des affres de la mauvaise éducation de Lauryn Hill. Avec l’album Brown Sugar du chanteur D’Angelo, le premier disque studio de Lauryn Hill bouscula les lignes des musiques urbaines, tout en la plaçant en fer de lance des féministes maintream.

Rebelle, ayant des choses à dire sur la direction prise par l’industrie, Hill passa du statut d’oratrice engagée à celui de percluse, se fondant dans les ombres de célébrité, pour ne plus faire qu’un avec l’anonymat. Après un album live qui interrompit sa retraite des années plus tard, le monde musical se pris au jeu d’attendre de la chanteuse un dernier album studio, opus qui ne vint jamais.
Sélection subjective : Everything is everything, Zion, Doo woop(that thing)

The New Radicals, ou la pression de la réussite

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Si Cyndi Lauper a su comme aucune autre capter la volonté festive de la jeunesse 80’s, Gregg Alexsander et son groupe de Rock acidulé ont quant à eux saisi à bras le corps les doutes et les joies des ados paumés des années 90’s, en les dézinguant à grand renfort de textes pourfendeurs d’un défaitisme post-Grunge.
Curieusement, celui-là même qui nous exhortait à garder espoir dans nos adolescences tumultueuses fut prompt à claquer la porte à sa nouvelle renommée.

Lyriciste hors-pair et compositeur avisé, Alexsander ne supporta pas la pression de cette gloire, qu’il rendit éphémère en plaquant ses acolytes, annulant la promotion de singles pourtant chaudement accueillis des professionnels .On aurait pas pu faire plus ironique pour un groupe dont la trace indélébile reste You get what you give.
Sélection subjective : Mother just cant get enough, You get what you give, Someday you’ll know


Ces « déserteurs de l’art » ne sont évidemment pas listés de manière exhaustive. Cependant, à travers 3 exemples récents, nous nous rappelons au souvenir de tous ceux dont le talent n’a d’équivalent que la profondeur de notre attente d’un second disque.

A côté de Lucy Pearl, Lauryn Hill et The New Radicals, chacun pourra faire l’inventaire des artistes qui suscitent chez lui un espoir quasi-christique. Y seront aussi inclus ceux qui, sans même avoir de disques solo à leur nom, nous privent déjà de toute velléité d’attente. Ainsi, le talentueux André 3000 du duo Outkast n’a ni l’intention de se lancer en solo, ni l’envie de faire un nouveau disque avec son compère Big Boi . A notre grand désespoir.

Bitchy Music | Le post qui sert à rien | Le Scoop du Jour | 01.07.2012 - 16 h 20 | 21 COMMENTAIRES
The Lady Gaga Effect

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You've been a very bad, bad, bad girl Barbra!

You’ve been a very bad, bad, bad girl Barbra!

Vous avez probablement déjà entendu parler du Streisand effect, qui selon wikipedia est « un phénomène internet  qui se manifeste par l’augmentation considérable de la diffusion d’informations ou de documents faisant l’objet d’une tentative de retrait ou de censure« .
Toujours selon l’encyclopédie libre en ligne, le nom de cet effet  est inspiré de celui de la célèbre actrice américaine, qui « attaqua en justice le photographe Kenneth Adelman et le site Pictopia.com, dans le but de limiter la diffusion d’une photographie aérienne de sa maison (…)La conséquence de cette action en justice fut que la connaissance par le public de cette image s’accrut substantiellement, et qu’elle devint très populaire sur Internet« .

Aujourd’hui, lorsqu’un cas similaire se présente – avec volonté de censure – si la réaction des internautes est identique, on parlera de Streisand effect, même si la comédienne de YENTL  n’y est pas impliquée. Quel est le rapport avec Lady Gaga, me direz vous. En fait, ce matin je me suis rendu compte que dans la musique, et particulièrement depuis 2008, il y a eu un effet Lady Gaga dans ma bibliothèque musicale. Et je me demande si j’en ai été la seule victime, et si cet effet « Gaga » ne pourrait pas s’étendre à d’autres artistes ?

Et si l'antéchrist n'était pas celui qu'on croyait ?

La prophétie Maya est en marche

Souvenez vous. C’ était à la fin des années 2000. Face au succès colossal de la jeune interprète qui voulait juste nous faire danser, les radio ont cru bon de ne plus faire passer que de l’eurodance gagaesque. Faisant par là de la rétention musicale involontaire, ils ne proposaient désormais que ses titres, au rythme de 10 singles par heure. Le reste du temps d’écoute était alloué à la publicité et aux chansons des clones musicaux de Lady Gaga, qui apparaissaient de façon exponentielle.

Devant l’hystérie collective , l’omniprésence médiatique de la star et la volonté des labels qui poussaient les artistes – y compris des vétérans – à épouser la formule Gaga , il y eut un rejet de la part de nombre de mélomanes. Particulièrement, certains auditeurs amateurs de Pop  furent happés par d’autres genres musicaux, entrés en résistance à cause de la saturation du « trop de Gaga music  tue la pop music ».
Le Lady Gaga Effect  désigne ainsi la propension des gens à se retourner vers la musique indie après l’arrivée de Lady Gaga sur le marché de la pop.

LOL

Lolilol

Plus généralement, on pourrait parler de Lady Gaga Effect lorsqu’une réaction proche s’observe après qu’un performer influence complétement le paysage musical de son temps. Ce fut le cas de Britney Spears en 1998. Elle modifia la donne en insufflant la fibre  » swedish pop« , sous-genre niais et bubble gum fait à l’attention des adolescents. Il domina la planète durant quatre ans grâce à une armée de clones(ex: Christina Aguilera) et une influence considérable sur les productions pop de 1998 à 2001(juste avant le virage Slave 4 you).

Il n’y a pas encore longtemps, je me sentais mal d’entretenir une aussi mauvaise romance avec les chansons de Gaga. Malgré ma bonne volonté, je ne voyais pas quelle pouvait bien être leur utilité artistique  . Au delà de son engagement gay-friendly, je me suis souvent demandé comment  remercier la chanteuse, sans considération de l’activiste: donc sans la casser ni paraitre ingrat. Je viens de trouver. Merci Mère monstre. A force de te fuir, j’ai découvert des artistes super comme : M83, Naked and Famous, Of Monsters and Men, Ima Robot et beaucoup d’autres.Et vous, avez vous succombé à une plus grande curiosité musicale suite au Lady Gaga effect ?

Bon ok, j’avoue j’aime Lady Gaga. Mais juste un tout petit peu:D

 

 

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