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Fifty Shades of Gay
Lights will guide you home
Bitchy Music | Divagations Nocturnes | Le post qui sert à rien | 30.05.2013 - 02 h 35 | 4 COMMENTAIRES
Et maintenant, quelle chanson pour votre mariage ?

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Il y a deux ans, penché derrière l’épaule de ma collègue J qui préparait son mariage et cherchait sur youtube la chanson parfaite lorsqu’elle remonterait l’allée au bras de son père, je n’aurais jamais cru avoir un jour moi aussi la possibilité de faire pareil.

Alors qu’elle venait me consulter en raison de la réputation de mélomane que je traînais dans la boite; moi je tentais systématiquement de lui refourguer une chanson de Cyndi Lauper pour rigoler, sans vraiment me rendre compte de ce que moment représenterait pour elle, car je n’étais de toute façon pas spécialement intéressé par l’idée de mariage.

Après son énième refus de Time After Time et All through the night, je devins sérieux et lui fit différents choix qui l’intéressèrent, mais elle opta finalement pour le classique »Happy Day » chantée par un chœur gospel de son entourage, car elle souhaitait rester dans des tons connus, enjoués et entraînants pour ses convives.

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Après son départ, je me demandais de quelle manière j’aurais fait ma demande si j’en avais l’occasion(son fiancé l’avait emmenée faire du saut en parachute tandis qu’au sol -lors de leur descente- étaient marquées en lettres géantes le « J, veux tu être ma femme ? »).

Je ne pouvais rivaliser avec pareil romantisme(et toute façon j’ai le mal de l’air et la peur du vide). C’est donc tout naturellement qu’ en bon fan  de Peter Gabriel, la scène culte de Say anything s’imposa à moi comme idée de demande en mariage:

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En effet, quel trentenaire ou ancien ado des nineties pourrait dire non à une aubade/sérénade avec un GHETTO BLASTER! Quant à la chanson que j’aurais choisie au moment de soulever, tel un prince charmé, mon cher et tendre dans mes bras d’amoureux étouffant d’esprit chevaleresque, et bien rien ne me vint…

…Jusqu’à il y a environ une dizaine de jours, au moment où j’entendis un autre collègue, N, siffloter un air que je connaissais, mais sans arriver à mettre le doigt dessus. Ma curiosité se transforma en étonnement lorsque je me rendis compte qu’il s’agissait de Two Hearts de Phil Collins, frère-ennemi juré de Peter Gabriel pour tout fan extrémiste de l’archange.

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Le titre n’était pas très original, mais il avait sur moi l’effet addictif et euphorisant du RnB claquant des premières heures, tout en mêlant simplicité et intemporel. Mais surtout, surtout je me « voyais » faire une choré du tonnerre en dansant dessus. Je crus alors que c’était emballé, j’avais enfin trouvé la chanson que je voulais pour mon mariage, mais c’était sans compter Cyndi la récalcitrante qui pointait le bout de son nez avec son Got candy…

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Du coup, retour à la case départ: Je ne sais toujours pas quelle chanson je prendrai si je venais à épouser un garçon, et puis en fin de compte je me dis que si cela devrait arriver, il faudrait peut-être sortir du fanboyism lauperesque-gabrielesque et proposer une de mes compositions, jouée par certains de mes amis musiciens(et oui, à mes heures perdues j’écris des tubes comme Phoebe Buffay).

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Et vous, avez vous une idée de la votre ?

 

 

Divagations Nocturnes | Le post qui sert à rien | Le Scoop du Jour | Parental Advisory | 31.12.2012 - 18 h 38 | 7 COMMENTAIRES
De l’interet de François Sagat et de la pornographie gay dans une vie ordinaire

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Ceci n’est pas un article de blog, mais plutôt un « commarticle « , traduisant par là une opinion tenant lieu de commentaire d’article, mais trop longue pour être postée en dessous de l’article visé.

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Une fois encore et comme il est de coutume lorsqu’un intérêt vif est porté à des pornstars, on assiste à des réactions où chacun exprime à sa manière l’incongruité qu’il voit dans cette situation.

Moi, ce que je ne comprends pas, ce sont ces commentaires interrogatifs ou limite méprisants, comme aujourd’hui  avec l’article de Yagg listant le décès d’une pornstar dans le top 10 des articles les plus lus de l’année sur le site.

Le sexe,  et précisément le fantasme sexuel,  font partie intégrante de nos vies, y prenant une place conséquente. L’univers pornographique, ses scènes  taillées au gré des préférences des visionneurs et ses garçons aux styles multiples sont des appels à l’évasion dans cet onirisme qui résonne en nous.

Chez les hétérosexuels, certaines pornstars sont aujourd’hui tombées dans le domaine grand public(Rocco Siffredi) lorsque d’autres sont des « icônes « de la culture pop(Clara Morgane) ou plutôt des témoins vivants du mélange des genres . Qu’y-a-t-il d’étonnant , rien qu’en se basant sur cet attrait, à ce qu’un article renvoyant au monde pornographique attise la curiosité des lecteurs ?

Ne devrait-on pas être encore moins étonné lorsque  l’interviewé est François Sagat, qui est -qu’on l’aime ou pas – l’acteur  français de  porno gay le plus célèbre au monde en plus d’être celui qui draine le plus de réactions d’internautes en France ?

Surtout lorsque ce même Sagat aborde  intelligemment – cassant au passage le préjugé de stupidité prêté aux pornstars -le thème du sexe lié à celui de la mort,  double thématique qui bien avant cet article  a fait écrire, réagir et produire des gens ?

Cet article a suscité la curiosité parce qu’il traite de sexualité(grosse composante de nos vies), il a nourri l’intérêt parce que  le porno et son lot de morts ne sont que les traductions actuelles d’un thème dérangeant qui interpelle, et enfin parce que le contenu de l’article est plus que censé.

Sans supposer que certains n’aient pas lu l’article en question avant de s’exprimer, je trouve toujours dommage ces gens qui n’hésitent pas à cracher sur le X ou les pornstars. Le but de cette interview était  de voir en quoi la condition professionnelle des hardeurs brisait leur condition humaine, et c’est cette question que Sagat aborde.

Moi je crois que le X et le pornstars, comme tout autre domaine ou métier, sont dignes d’un intérêt analytique, voire sociologique(bien que Sagat ne soit pas un sociologue).  Ce n’est pas seulement une « pornstar » qui est décédée avec la mort d’Erik Rhodes. C’est un être humain, un « ouvrier » du porno, peut-être même un travailleur du sexe et un énième cas dans cette profession.

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Je serai  hypocrite de jouer au méprisant et de feindre un désintérêt face à cette nouvelle,  vu comment mon ordi personnel est rempli de vidéos de cul et de liens X.
Le nombre de mouchoirs usagés et ma poubelle qui sent le sperme sont autant de signes de tout ce plaisir solitaire que me procurent les « talents » des pornstars ».

Malheureusement, le mépris qui leur est publiquement affiché est bien souvent  proportionnel à la fascination qu’entraine toutes les productions qu’ils mettent sur la toile( que mêmes leurs détracteurs ne se gênent pas de télécharger ou de regarder en streaming).

Je ne sais pas vraiment ce qui gêne ici. Est-ce l’impression que par notre intérêt du porno et de ses hardeurs nous paraissons vains et superficiels ? Serait-ce la conclusion hâtive (et erronée) que par notre enthousiasme nous « supportons » le traitement controversé réservé à ces acteurs par leur milieu socio-professionnel ?

Que les explications de ces réactions de dame anglaise soient celles avancées plus haut ou d’autres encore, je ne vois personnellement pas pourquoi mettre ce dédain sur la tête des acteurs. Ces garçons ne sont pas que des « mouchoirs » jetés après utilisation. Ce sont des êtres humains, qui méritent qu’on s’intéresse à eux.

Une anecdote intéressante dans ma vie est que mon « éducation sexuelle » s’est fait pour un tiers par les médias de vulgarisation scientifique, pour un autre tiers par l’expérience tâtonnante mes années de découverte, et pour le dernier par la pornographie.

Or, il se trouve que de François Sagat à Johnny Hazzard en passant par Colton Ford, certaines pornstars par leur attitude en vidéo ou par leurs propos en interview, m’ont permis de mieux cerner mes préférences sexuelles ou de mieux m’affirmer en tant qu’homme.

C’est le cas de Colton Ford dans son couple avec Blake Harper, qui a plus ou moins ancré mon amour naissant des trentenaires dans la continuité tout en me faisant voir la dimension « privée » que pouvait avoir le sexe, cette nécessité de confiance en l’autre et d’abandon pour jouir du corps de l’autre comme on jouit du sien.

Il suffit de voir la pureté et la vulnérabilité de son visages lors de ses orgasmes, selon qu’il est en scène avec son ex-mari ou  des acteurs quelconques, tout comme son départ du X pour une carrière musicale, et le soutien de Blake Harper arrêtant le X pour son homme.img-francois-sagat_162916225871

François Sagat le viril versatile à dominante passive m’a servi d’exemple  dans les rapports que l’on entretien avec l’hétéro-normativité des rôles sexuels chez les homos. Pour aller vite, dans l’imaginaire collectif mais aussi chez nombre d’homos, l’actif est souvent fantasmé comme le plus grand, fort,viril et dominant du couple, tandis que le passif sera anticipé comme portant tous ces critères conceptuels de virilité, mais en intensité « moindre » que l’actif .

Comprenez par là qu’il est globalement perçu comme moins « mâle » parce que pénétré et que dans le système de classement en cases duales, pénétré va avec « féminin » et pénétrant va avec « masculin » pour la plupart des gens.

Voilà donc que Sagat, notre versatile plutôt passif se permettait non seulement d’être baraqué et hyper-masculin(du moins en vidéo) tout en ne cachant pas sa joie d’aimer la bite et le trouage du cul son gout pour la pénétration passive! Mais, mais, mais! Comment se fesse (lol), me disais-je ? Serait-il possible alors que moi, garçon passepartout pas spécialement viril, je  puisse assumer  ma préférence sexuelle active sans qu’on me rie au nez  ?

C’est un peu grâce à lui, et à d’autres après lui que j’ai compris(une vidéo plus « parlante » que des mots de sexologue) qu’on n’avait pas besoin d’être un cliché du mâle alpha  dans toute sa splendeur pour préférer faire l’amour plutôt que l’inverse. Sagat et les autres m’ont ici permis de résister à une certaine pression à l’image virtuelle que faisait peser sur moi les attentes d’une catégorie de gays.
Bref, tout ce prechi -precha digne d’une discussion au comptoir de la BBB pour dire qu’avant de juger les pornstars et leurs « fans », certains devraient réfléchir aux apports que le porn a /a eu dans leur propre vie. Même l’éphémère euphorie du plaisir solitaire peut  donner le coup de pep’s nécessaire pour bien démarrer une journée. Et rien que pour ça, il serait bon de respecter les pornstars.

 

 

Bitchy Music | 17.07.2012 - 02 h 57 | 7 COMMENTAIRES
Un album et puis s’en va… focus sur ces chanteurs dont on attend toujours les 2èmes albums

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Dans l’histoire de la musique, il est des artistes solos ou des groupes qui ont, par l’excellence d’un album unique, établi des productions de référence dans leurs genres respectifs. Encensés dès leurs débuts pour le potentiel qu’ils représentaient, quelques-uns de ces performers n’ont pas pu passer l’étape du 1er opus, malgré le succès commercial et les éloges des critiques.

Lucy Pearl, ou les différends relationnels :

Formation de Nu-RnB dont chacun des officiants avait déjà une réputation artistique saluée, le supergroupe américain Lucy Pearl nous faisait miroiter le rêve d’une jouissance auditive.
Au chant principal, il y avait Dawn Robinson, ex-membre du quatuor vocal « En vogue« . Le surdoué Raphael Saadiq -ancien de Tony !Toni !Toné- partageait (en plus des back vocals)la composition et la production avec Ali Shaheed Muhammad, échappé du légendaire A tribe called quest .

Lancé par le tube « Dont mess with my man », l’album éponyme des 3 vétérans nous invitait à suivre la voix cristalline de Robinson à travers un CD dont chaque piste cachait un joyau de Soul contemporaine. Pourtant, l’aventure tourna court. La personnalité difficile de la chanteuse eut raison de la cohésion du groupe. Les Lucy Pearl se séparèrent très vite, ne laissant comme témoin de cette osmose qu’un disque inspiré dont l’écoute nous porte encore vers les cimes d’un RnB adulte.
Sélection subjective : Without you, Cant stand your mother, Good love,Dance tonight.

Lauryn Hill, ou l’énigme du retrait solitaire

Est-il besoin de présenter celle qui incarna tour à tour le visage des Fugees et le renouveau de la Nu-soul au féminin? Les années 90 furent marquées – bien au-delà des musiques afro-américaines, -des affres de la mauvaise éducation de Lauryn Hill. Avec l’album Brown Sugar du chanteur D’Angelo, le premier disque studio de Lauryn Hill bouscula les lignes des musiques urbaines, tout en la plaçant en fer de lance des féministes maintream.

Rebelle, ayant des choses à dire sur la direction prise par l’industrie, Hill passa du statut d’oratrice engagée à celui de percluse, se fondant dans les ombres de célébrité, pour ne plus faire qu’un avec l’anonymat. Après un album live qui interrompit sa retraite des années plus tard, le monde musical se pris au jeu d’attendre de la chanteuse un dernier album studio, opus qui ne vint jamais.
Sélection subjective : Everything is everything, Zion, Doo woop(that thing)

The New Radicals, ou la pression de la réussite

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Si Cyndi Lauper a su comme aucune autre capter la volonté festive de la jeunesse 80’s, Gregg Alexsander et son groupe de Rock acidulé ont quant à eux saisi à bras le corps les doutes et les joies des ados paumés des années 90’s, en les dézinguant à grand renfort de textes pourfendeurs d’un défaitisme post-Grunge.
Curieusement, celui-là même qui nous exhortait à garder espoir dans nos adolescences tumultueuses fut prompt à claquer la porte à sa nouvelle renommée.

Lyriciste hors-pair et compositeur avisé, Alexsander ne supporta pas la pression de cette gloire, qu’il rendit éphémère en plaquant ses acolytes, annulant la promotion de singles pourtant chaudement accueillis des professionnels .On aurait pas pu faire plus ironique pour un groupe dont la trace indélébile reste You get what you give.
Sélection subjective : Mother just cant get enough, You get what you give, Someday you’ll know


Ces « déserteurs de l’art » ne sont évidemment pas listés de manière exhaustive. Cependant, à travers 3 exemples récents, nous nous rappelons au souvenir de tous ceux dont le talent n’a d’équivalent que la profondeur de notre attente d’un second disque.

A côté de Lucy Pearl, Lauryn Hill et The New Radicals, chacun pourra faire l’inventaire des artistes qui suscitent chez lui un espoir quasi-christique. Y seront aussi inclus ceux qui, sans même avoir de disques solo à leur nom, nous privent déjà de toute velléité d’attente. Ainsi, le talentueux André 3000 du duo Outkast n’a ni l’intention de se lancer en solo, ni l’envie de faire un nouveau disque avec son compère Big Boi . A notre grand désespoir.

Bitchy Music | Le post qui sert à rien | Le Scoop du Jour | 01.07.2012 - 16 h 20 | 21 COMMENTAIRES
The Lady Gaga Effect

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You've been a very bad, bad, bad girl Barbra!

You’ve been a very bad, bad, bad girl Barbra!

Vous avez probablement déjà entendu parler du Streisand effect, qui selon wikipedia est « un phénomène internet  qui se manifeste par l’augmentation considérable de la diffusion d’informations ou de documents faisant l’objet d’une tentative de retrait ou de censure« .
Toujours selon l’encyclopédie libre en ligne, le nom de cet effet  est inspiré de celui de la célèbre actrice américaine, qui « attaqua en justice le photographe Kenneth Adelman et le site Pictopia.com, dans le but de limiter la diffusion d’une photographie aérienne de sa maison (…)La conséquence de cette action en justice fut que la connaissance par le public de cette image s’accrut substantiellement, et qu’elle devint très populaire sur Internet« .

Aujourd’hui, lorsqu’un cas similaire se présente – avec volonté de censure – si la réaction des internautes est identique, on parlera de Streisand effect, même si la comédienne de YENTL  n’y est pas impliquée. Quel est le rapport avec Lady Gaga, me direz vous. En fait, ce matin je me suis rendu compte que dans la musique, et particulièrement depuis 2008, il y a eu un effet Lady Gaga dans ma bibliothèque musicale. Et je me demande si j’en ai été la seule victime, et si cet effet « Gaga » ne pourrait pas s’étendre à d’autres artistes ?

Et si l'antéchrist n'était pas celui qu'on croyait ?

La prophétie Maya est en marche

Souvenez vous. C’ était à la fin des années 2000. Face au succès colossal de la jeune interprète qui voulait juste nous faire danser, les radio ont cru bon de ne plus faire passer que de l’eurodance gagaesque. Faisant par là de la rétention musicale involontaire, ils ne proposaient désormais que ses titres, au rythme de 10 singles par heure. Le reste du temps d’écoute était alloué à la publicité et aux chansons des clones musicaux de Lady Gaga, qui apparaissaient de façon exponentielle.

Devant l’hystérie collective , l’omniprésence médiatique de la star et la volonté des labels qui poussaient les artistes – y compris des vétérans – à épouser la formule Gaga , il y eut un rejet de la part de nombre de mélomanes. Particulièrement, certains auditeurs amateurs de Pop  furent happés par d’autres genres musicaux, entrés en résistance à cause de la saturation du « trop de Gaga music  tue la pop music ».
Le Lady Gaga Effect  désigne ainsi la propension des gens à se retourner vers la musique indie après l’arrivée de Lady Gaga sur le marché de la pop.

LOL

Lolilol

Plus généralement, on pourrait parler de Lady Gaga Effect lorsqu’une réaction proche s’observe après qu’un performer influence complétement le paysage musical de son temps. Ce fut le cas de Britney Spears en 1998. Elle modifia la donne en insufflant la fibre  » swedish pop« , sous-genre niais et bubble gum fait à l’attention des adolescents. Il domina la planète durant quatre ans grâce à une armée de clones(ex: Christina Aguilera) et une influence considérable sur les productions pop de 1998 à 2001(juste avant le virage Slave 4 you).

Il n’y a pas encore longtemps, je me sentais mal d’entretenir une aussi mauvaise romance avec les chansons de Gaga. Malgré ma bonne volonté, je ne voyais pas quelle pouvait bien être leur utilité artistique  . Au delà de son engagement gay-friendly, je me suis souvent demandé comment  remercier la chanteuse, sans considération de l’activiste: donc sans la casser ni paraitre ingrat. Je viens de trouver. Merci Mère monstre. A force de te fuir, j’ai découvert des artistes super comme : M83, Naked and Famous, Of Monsters and Men, Ima Robot et beaucoup d’autres.Et vous, avez vous succombé à une plus grande curiosité musicale suite au Lady Gaga effect ?

Bon ok, j’avoue j’aime Lady Gaga. Mais juste un tout petit peu:D

 

 

Bitchy Life | Bitchy Music | Divagations Nocturnes | 04.05.2012 - 14 h 28 | 5 COMMENTAIRES
Le placard Pop : Musique, fans, stéréotypes et jugement de valeurs

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Backstreet’s Back, and it’s aint alright

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Croyez vous que ce gars est en train d'écouter les Backstreet Boys ?

Croyez vous que ce gars est en train d'écouter les Backstreet Boys ?

 

L’homme – un noir trapu en fin de vingtaine – était assis au fond de la rame, les yeux fermés et les bras croisés sur son blouson.
La barbe hirsute qui lui mangeait le visage et ses larges sourcils broussailleux contrastaient avec le sourire béat qu’il affichait.
Un gros casque – mal flanqué sur sa tête – égrenait de la musique, dont une partie du son parvenait aux autres passagers .
Au fur et à mesure que ce mélomane s’évadait dans sa playlist, les autres occupants du métro se fendaient de moues amusées.
En effet, les gouts musicaux de l’individu contrastaient avec ce que suggérait les stéréotypes de son age, son genre,de son apparence jusqu’à la ville où avait lieu cette scène :Marseille.

Loin d’être au fait des gentilles moqueries de ses voisins de siège, il gardait résolument ses paupières closes, essayant de se couper de ses autres sens, pour mieux savourer les titres qu’il écoutait. De temps en temps, le métro marquait un arrêt, et alors dans sa tête l’homme ajoutait un point à son compteur mental, devinant combien de stations il lui restait à passer avant la descente.Quelques secondes après que le conducteur eut engagé la dernière ligne avant son point de sortie, l’homme ouvrit les yeux, tout en retirant les écouteurs de ses oreilles.C’est alors qu’il vit les  regards curieux qui le dévisageaient. Intrigué, il se dit un instant que le volume mal réglé de son baladeur avait dû les importuner. Il rejeta aussitôt cette hypothèse, car il n’y avait aucune irritation dans les prunelles de ces gens, mais plutôt une curiosité bienveillante mêlée de gaieté.

Au même moment, la voix folle de Mélanie B s’écria depuis ses écouteurs « I wanna, I wanna, I wanna, I wanna, I wanna really really really wanna zigazig ha !  » et là, une adolescente en face de lui ne put se retenir d’éclater d’ un rire qui, dans ses oreilles résonnait comme celui d’une hyène.L’homme eut un sourire gêné, fouilla d’une main pressée au fond de ses poches, à la recherche de son appareil.Il l’arrêta d’un coup sec, puis se fraya un chemin parmi les gens débouts et sortit sans se retourner du métro qui venait de s’arrêter. C’est bien dommage -pensait-il au même moment -qu’en 2011, on en soit encore là, à mettre des étiquettes sur les gouts et les gens, et à en rire parce qu’ils sont inattendus ! Tandis qu’il montait l’escalator le ramenant à la surface, il remit son casque sur son crane, sans trop se préoccuper des personnes qui étaient dans la même file que lui.

The Backstreet Boys, Never Gone album (Départ de Kevin -arrière plan - en 2005)

Vous l’avez compris, je parle ici de moi dans une scénette vécue à mon arrivée à Marseille. Cette anecdote – au sujet de Wannabe des Spice Girls – m’est revenue en lisant un article annonçant le retour de Kevin Richardson dans les Backstreet Boys, groupe que j’ai adulé ado, et que je continue de suivre de loin. Comme certains, moi aussi j’ai des « artistes dans mon placard ».Ce sont des productions et/ou des créatifs que nous aimons, malgré le « plaisir coupable » que nous renvoient nos proches, l’industrie et la société, tant ces artistes ne sont pas pris aux « sérieux ». Souvent jugés « dépassés » , vus comme « éphémères »  avec un talent entouré de guillemets, ces artistes décriés sont à l’origine de blagues balancées à ceux qui les supportent dans le temps.

Lorsqu’elles sont récurrentes, les moqueries deviennent vite lourdes, avec une méchanceté occasionnelle qui traduit moins une envie de bullying qu’une incompréhension de « ce qu’on peut bien leur  trouver passé un certain age « .
Les « artistes de la honte » étant souvent lancés comme des produits manufacturés ciblant un public précis, quoi qu’ils fassent ensuite, une bonne partie des gens continue de les cantonner à la seule image de poupées désarticulées au service d’une pop préfabriquée, juvénile  et fade. Cependant, quelques exemples  démentent( et démontent) cette idée par leurs parcours médiatique et artistique :
les carrières solos de Robbie Williams et  Justin Timberlake par exemple, ou le destin d’une  Britney Spears devenant une « icône » établie, tandis qu’une Christina Aguilera s’affranchissait de la mauvaise presse d’une « pop bubble gum » à ses débuts pour de la Pop adulte, voire jazzy, faisant le plaisir d’un grand nombre.

Take That, album Progress

En 09-10, Robbie Williams réintegrait Take That pour un album intitulé "Progress"

Que cette « demande de maturation » de la part du grand public soit justifiée ne remet pas en cause (selon moi) la validité des moteurs d’attachement à certains artistes.D’abord, les gouts complets de quelqu’un reflètent en général plusieurs facettes. On peut être fan à la fois des Backstreet Boys, de Peter Gabriel, de Brahms et de Pierre Akendegué.Ici, il est clair qu’on ne pourrait pas faire du relativisme « qualitatif » tant Gabriel, Brahms et Akendegué ont des musiques d’une construction plus aboutie que celle des Backstreet Boys.
Pourtant, au delà de la « valeur qualitative »( que certains pourront discuter) de ces artistes, on ne peut pas nier la « valeur émotionnelle » que les  Backstreet Boys ont chez leurs fans adultes, et ce n’est pas forcement un syndrome de Peter pan,où un aveu de malaise enfoui.

Leur force, le respect qu’on doit en avoir réside ainsi dans  l’usage qu’en font leurs fans, les joies et l’euphorie dans laquelle ils sont plongés en les écoutant, car tout le monde n’a pas pour vocation d’être  » touché » par les artistes dits de « qualité », et même si l’accessibilité à leur art s’apprenait, c’est aussi un choix de n’en pas en vouloir. Devrait-on s’entrainer à apprécier et à n’écouter que des choses encensées par les classifications artistiques ?

Pour ma part, la légitimé des fans des « artistes de  la honte » devraient être respectée . Que ce soit par nostalgie ou par vraie préférence musicale, ils ont le droit d’ aimer ces artistes, même lorsqu’ils produisent des albums hués des masses. L’un des buts de la musique est d’en jouir, et tant que les autres y trouvent du plaisir sans être soumis à des incitations malsaines( paroles appelant à la haine, par exemple) doit-on s’en moquer comme s’ il fallait nécessairement les orienter  vers de la musique mieux « construite » mais qui les rendra spontanément moins heureux ? Surtout que, la musique étant accessible à tous, la passion pour un Boys band ou un artiste « hasbeen » s’inscrit souvent dans une offre culturelle qui n’est pas inconnue du fan.

Vive les Backstreet Boys, Vive Kevin Richardson :D

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Brèves de Medias | Divagations Nocturnes | 23.04.2012 - 15 h 02 | 3 COMMENTAIRES
Trois débats pour l’entre-deux-tours à la présidentielle 2012

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Quand Nicolas Sarkozy veut se faire élire par l’instinct au détriment de la raison

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Le candidat sortant proposait hier à son rival – François Hollande arrivé en tête au 1er tour de cette présidentielle 2012 – de débattre devant les français, dans trois échanges télévisés qui seraient organisés respectivement autour de la politique intérieure, des questions de société et des thèmes internationaux.Bien qu’il ait reçu un non sans appel à sa demande,on peut néanmoins s’interroger sur la pertinence d’une telle proposition de Nicolas Sarkozy.Quel est l’intérêt de faire trois débats, si ce n’est mettre trois fois de plus l’accent sur l’importance de la personnalité, la forme des discours et le charisme dans le choix que font les électeurs pour élire leur président ?

En plus de chercher à comprendre si ces trois axes devraient prévaloir sur l’acuité et le programme annoncé d’un candidat, on constate que Nicolas Sarkozy se risque aujourd’hui à jouer de choses dont hier il se plaignait pourtant.En effet, pour conjurer le sort, le candidat sortant, qui n’a rien à perdre mais tout à gagner – puisqu’il n’est pas le favori des pronostics – chercherait là à s’imposer par le style et le magnétisme, au détriment de son rival socialiste qui en serait moins pourvu.C’est, ce faisant, exactement le reproche que fait continuellement le champion de la droite à ses détracteurs : de supposés anti-sarkozystes qui selon lui s’attarderaient plus sur sa personnalité que sur son factuel, pour le critiquer.Il est étrange qu’il recherche aujourd’hui à rattraper son retard en se présidentialisant par son aura et non par le fond de ses propos, alors même qu’il fustige sans relâche ceux qui pointent le potentiel exécrable dégagé par sa personne, en les exhortant par ailleurs de s’en tenir au contenu réel de la ligne qu’il défend.

Prétexter aujourd’hui un débat de vérité, projet contre projet, pour justifier le triptyque oratoire qu’il espère me laisse d’autant plus perplexe, puisque le programme de François Hollande est disponible depuis des lustres et que les propositions de Sarkozy ont été égrenées à un rythme hebdomadaire.Chaque électeur peut ainsi en avoir une synthèse s’il le désire; et même, il est impératif de croire que le 1er tour s’est aussi fait sur cette base : un vote d’électeurs sachant quelles sont les positions des candidats sur chacun des domaines listés par Nicolas Sarkozy pour justifier sa doléance.

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Excepté l’entre-deux-tours 2002  où aucun débat n’eut lieu entre Chirac et Lepen – à cause de la réputation anti-républicaine qu’ avait le Front national à cette époque – la joute unique est devenue une tradition française. Il est ainsi coutume de voir les deux candidats  s’exprimer sur : la politique intérieure, les faits de société et la politique internationale en un temps oscillant entre 2h et 3 h : ce qui constitue exactement les thèmes demandés par le champion de l’UMP, en autant de temps d’émission qu’il le veut .En conséquence, que chacun des sujets proposés par Sarkozy dure une heure revient à un faire un « grand » débat général d’une durée supérieure à 2h30, chose qui se fait déjà – on l’aura compris – dans la rencontre unique à laquelle sont habitués les français.Ainsi, si l’argument avancé par Sarkozy était celui de l’affinement des propositions devant les français, celui-ci ne tient pas puisque c’est justement l’objectif visé par la durée de l’échange attendu entre les deux qualifiés pour le second tour.

L’unicité vise, non pas à « masquer les lacunes » – après tout, qui pourrait dire aujourd’hui que tous les présidents élus depuis, y compris Sarkozy, ont été des poltrons pour cause de débat unique ? – mais à ne pas disperser l’attention des électeurs, et à ne pas ennuyer les spectateurs. En appréhendant la multiplicité des échanges, qui peut croire qu’une majorité d’électeurs suivra trois débats de 3h chacun sans être assommée d’ennui ?A ce rythme, pourquoi ne pas faire un débat par jour consacré à un thème précis, y compris sur les sujets mineurs dans cette campagne, comme l’écologie ?Si la question est celle de la visibilité et de la clarté, que les deux candidats s’épanchent alors sur les axes mineurs – occultés dans la campagne médiatique – plutôt que sur les « grands thèmes » clivant, pour lesquels on sait d’avance qu’elle sera la direction de chacun d’entre eux, puisque ce sont les thèmes qui ont fait le maximum de presse. La proposition de Nicolas Sarkozy me parait n’ être qu’une reprise de ce qui se fait déjà, mais en « l’étalant » ou en « l’éclatant » de façon à jouer sur le temps et en sublimant son image de leader, pour espérer initier un vote « d’adhésion émotionnelle » et non plus un vote  » d’adhésion logique ».

Il cherche ainsi à réveiller chez l’électeur français, un sentiment présent depuis les sociétés humaines premières: la reconnaissance du chef, du mâle alpha, par les critères physiques, de charisme et aptitude guerrière, et non par la perspicacité et le triomphe de l’analyse de fond.En voulant se faire élire par la conquête de l’instinct  plutôt que par la raison, Nicolas Sarkozy non seulement oublie que l’un et l’autre sont de la nature humaine – et donc que les électeurs qui l’ont placé second au 1er tour s’en sont déjà servi -, mais que l’objectif du politique est de gouverner en approchant l’euthymie, et non en séduisant son peuple par l’eurythmie, tel un sophiste se rêvant réélu.

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Le post qui sert à rien | 26.12.2011 - 13 h 08 | 19 COMMENTAIRES
Yagg Awards 2011 : Winners & Petits fours

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10 catégories,10 gagnants différents .De l’article de l’année au yaggeur le plus formidable,Yagg.com s’inscrit de nouveau dans une ligne résolument diverse et équilibrée .
Il n’y aura pas de « Lady Gaga de Yagg » ,ni de Lady Gaga tout court cette année,du nom de la popstar qui a l’habitude de ramener plusieurs trophées par cérémonie.
Sans plus tarder, découvrons les heureux élus par les internautes !

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Catégories et Gagnants :

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I/Article de l’année par le site yagg.com :

Au coeur de la gay pride à Moscou et articles complémentaires,par Judith Silberfeld.

II/Innovation de l’année sur le site Yagg :
Lancement de l’application « Yagg » sur smartphones

III/Blog le plus formidable de l’année :

La talentueuse Gami et sa « lumière au fond du placard »

IV/Meilleur article de blog de l’année

« Le râteau,un art de vivre » par Rock

V/La réplique la plus formidable de l’année par un Yaggeur :

» Quitter la France si Hollande est élu ? Je vous trouve étonnamment modéré, vous ne préféreriez pas plutôt vous immoler par le feu à Tulle ? » par Nique Drake, répondant à un yaggeur qui menaçait de s’expatrier si François Hollande était élu.

VI/L’évènement le plus « down » de la communauté :

Les départs de Maxime Donzel(dans la galaxie) et LouisDeYagg(pour Têtu)

VII/ L’évènement le plus « Up » de la communauté :

Yagg bat son record d’audience en visites uniques

VIII/Innovation de l’année sur la communauté :

Création du collectif Tous receveurs,tous donneurs par ses membres

IX/Vidéo gay-friendly de l’année sur Yagg :

It’s get better ,ensemble des vidéos de la campagne contre l’homophobie.

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X/Le Yaggeur le plus formidable de l’année :

Vous même,bien sur !

Enfin,dans un ultime sursaut, les votants ont – en préférant s’élire eux-mêmes  - choisi de porter la communauté comme « yaggeur de l’année ».Election égocentrique ou but métaphorique assumé,quoi qu’il en soit,on aime quand l’esprit d’équipe gagne !En effet, cette somme de personnalités constitue la force de Yagg.

 Ps : Comme convenu,les heureux gagnants se chargeront des petits fours à envoyer par FedEx,Dhl ou la poste ,mais surtout pas Colissimo(ils ont égaré mon passeport que j’avais fait proroger en 2009) ;)

Bitchy Music | 21.11.2011 - 00 h 26 | 19 COMMENTAIRES
Pourquoi Madonna et pas Cyndi Lauper ?‏

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…ou encore Britney et pas Christina, Bowie et pas Gabriel ?
A l’origine,j’avais pensé faire un article mensuel sur les destins croisés d’artistes de même époque ;
ces chanteurs qui avaient été soit rivaux dans les médias( Lauper VS Madonna ; Brit VS Xtina );soit indirectement comparés dans leur approche de leur art : Gabriel VS Bowie ; Prince VS Michael Jackson.

Quelques fois,je désirais juste comprendre pourquoi,en longévité et en popularité,lors de carrières quasi-similaires,la postérité préférait les artistes les plus « flamboyants » à ceux,plus mystérieux et complets :
Elton John,par exemple demeure plus connu et remplisseur de stades qu’une Kate Bush cloitrée chez elle,bien que méritante et beaucoup plus téméraire dans ses expérimentations artistiques.

Même constat chez Gabriel et Bowie,le premier est un pur créateur de sons  en recherche continuelle d’une perfection artistique,lorsque l’autre a travaillé sa carrière par coups médiatiques et tubes pops efficaces en radios.
Tous deux rejetons de duos pop orientés 80, ayant à leur actif des carrières solos réussies,Annie Lennox et George Michael n’ont cependant pas le même impact : elle se fait plus discrète,moins connue ;lorsqu’un George Michael continue de faire les choux gras de la presse .

Aux États-Unis,Prince avait beau produire des chansons à un rythme effréné,jouer de plusieurs instruments,écrire,composer et connaitre sur le bout des doigts l’histoire des musiques noires,rien n’y a fait : Michael restait le plus populaire,avec certes de bons titres,mais moins d’albums et ce malgré une tonne de transformations physiques et scandales censés être des suicides médiatiques …

Le cas Madonna /Lauper est assez intéressant.La première est connue pour etre une femme d’affaires redoutable,dont la principale force a été de savoir s’entourer de bonnes personnes au bon moment.Elle a changé l’histoire de la pop,mais  à y bien regarder,a-t-elle été si avant-gardiste que ça dans son apport à la pop musique ?Il est indiscutable qu’elle a grandement été pour le renouveau d’une pop culture féminine.Mais pop culture n’est pas pop music,et à ce jeu,Lauper a toujours été loin devant;d’ailleurs la première moitié des 80′s montre une Madonna marchant sur les pas de son ainée.

De sa capacité vocale(4 octaves,autant que Whitney Houston),à la diversité de ses albums(Soul,Jazz,Pop,Folk,Dance etc) et au respect qu’elle inspire à ses pairs,Lauper donne le meilleur  pour magnifier le 4ème art.Sur le plan des droits et LGBT,Cyndi  n’a cesse de donner de sa personne,de son temps,de son argent pour des projets « concrets »,lorsque son ancienne « rivale  » des eighties  se fait plus discrète,excepté sa prise de position dans l’affaire du couple gay malawite.

En textes et poésie,si les deux femmes sont les chantres d’un franc-parler pour la libération et le respect de la condition féminine,Lauper va toujours plus loin,plus finement dans ses analyses sociétales ,abordant des thèmes en fonction de leur contexte sociologique,y compris lorsqu’ils sont durs,y consacrant parfois des albums entiers (Hat full of stars).
Cette dichotomie du monde de la musique s’observe aussi dans les  genres modernes,en opposant par exemple le Rap « conscient »(Nas ou Common) au Rap « mainstream » (50 Cent ou Lil Wayne).

Finalement,d’articles mensuels,j’ai préféré condensé ces exemples en un seul post,en une question :

Pourquoi l’histoire tranche-t-elle souvent en faveur de l’artiste le moins exigeant,le plus accessible ou le plus « bitchy » ?

Dans le coeur du peuple et la tempête médiatique,les artistes « sérieux » et/ou « complets » semblent condamnés à  toujours être relégués au 2nd plan .Comme si l’art « impliqué » nous ennuyait,et que nous ne recherchions dans la musique ,du rêve et de l’évasion  plus que de la qualité et de l’éducation…bedtimes stories ?

Non classé | ❤❤❤❤❤ | 18.11.2011 - 16 h 36 | 25 COMMENTAIRES
A la recherche de la nouvelle Mariah Carey :D

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Pour les fêtes de fin d’année 2011,j’ai soumis à Judith,Yannick et Xavier une idée simple : celle de  personnaliser les vœux de Noël et St-Sylvestre sur Yagg.

Ludique et téméraire,ce projet demande la volonté de quelques yaggeurs pas peureux et bons enfants,qui,individuellement devront réaliser des vidéos courtes d’eux  .

 

Pour Noël : Une vidéo courte de vous,n importe où,n importe comment,entrain de chanter l’un des classiques musicaux de Noël :« We wish you a merry christmas » ; »ring the bell » ; etc.

 

Pour St-Sylvestre : Vidéo courte aussi,mais cette fois-ci,dire en quelques phrases vos souhaits pour le site,son équipe et les yaggeurs(vous mêmes inclus ).

Pour faciliter le travail des W.Y.P,quelques règles à suivre :

 

1)Les vidéos seront de préférence au format .MOV (pas obligatoire),et de taille inférieure à 2Go(obligatoire).

2)Puis envoyées à l’ adresse  » thehuryn@gmail.com  » par web transfert, grâce au site :   https://www.wetransfer.com/

3)L’envoi est ouvert du Vendredi 18 Novembre 2011 au Dimanche 18 Décembre 2011.

4) Noël et/ou St-Sylvestre,c’est comme vous sentez pour les vidéos,l’une,l’autre,les deux ou aucune,c’est à votre convenance ;).

5)Français,Anglais,en Wolof  ou Occitan,vous seuls avez le choix de la langue véhiculaire pour le chant de Noël.

6)Dans le cas des vœux de nouvel an,si vous vous exprimez en une langue autre que le français et l’anglais,faire suivre votre vidéo d’une petite traduction que vous posterez dans l’espace « message » lors de l’envoi par web transfert.

7)Enfin,toutes les vidéos reçues seront compactées et montées en une « super vidéo de Noël » par Fergie Judith des White yagged Peas.

 

En espérant recueillir un grand nombre de participation,je vous laisse avec cette vidéo de »All i want for christmas is you » pour travailler vos vocalises :D

Brèves de Medias | Podcasts | 13.11.2011 - 12 h 09 | 0 COMMENTAIRES
Reportage sur la prise en charge et de la prévention chez les homosexuels en Cote d’Ivoire

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Quel impact la pénalisation de l’homosexualité  a-elle sur la prévalence du Vih  dans la population bi/homosexuelle masculine des pays subsahariens ?C’est à cette question que répondait en 2007 une étude de l’agence américaine IGLRC(International Gay et Lesbian Human Right Comission).

Dans son rapport « Off The Map » (PDF) traduit et résumé en quatre pages,l’IGLRC  conclue de manière claire ce que nous pressentions intuitivement : La stigmatisation des orientations sexuelles non-majoritaires(bisexualité et homosexualité) empêche la prise en charge efficace de ceux qu’on appelle « MSM« (Men who have Sex with other Men/Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ).

En conséquence d’une homophobie institutionnelle pénalisant leur sexualité,les MSM sont souvent forcés à une « invisibilité » qui limite leur prise en charge par les programmes VIH/SIDA.Les travaux de terrain de différentes associations subsahariennes(Afrique-arc-en-ciel ;AAS,ALAVI etc) et d’acteurs internationaux de lutte contre le VIH/SIDA (AIDES,AMFAR,SIDACTION…) dans une dizaine de pays africains donnaient aussi à la même période,des conclusions allant dans le sens de l’IGLHRC.

En 37 pages détaillées,ces agents de prévention ont observé pendant une année l’accès à l’information,aux soins et au soutien des MSM dans la sous-région (Sénégal,Cameroun,RDC,Burkina Faso etc).

A terme,Michel Sidibé, directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le sida, nous apprend qu’en se cachant,les MSM sont plus vulnérables car n’ayant pas accès aux soins spécifiques.Mais aussi, en vivant dans la clandestinité l’épidémie se répand à grande vitesse .Parfois,dans les pays aux lois et homophobie sociétale les plus dures,la mise à l’écart peut aussi se faire par le personnel soignant ,dont certains cas avec intervention des forces de l’ordre et stigmatisation double discrimination des homosexuels séropositifs.

Qu’en est-il aujourd’hui ?En partenariat avec l’INPES(Institut national de prévention et d’éducation pour la santé),RFI a proposé un reportage  lundi 7 Novembre dernier, dans l’émission « priorité santé » de Claire Hézon.

A Abidjan en  Cote d’Ivoire, la clinique de la confiance nous donne de bonnes raisons d’espérer et montre que les choses bougent,puisque cet établissement sanitaire lutte contre les discriminations faites aux MSM,fait de la prévention,et enfin prend en charge les personnes touchées par le virus.

Prise en charge médicale gratuite et prévention chez les homosexuels ivoiriens :

1)-[dewplayer:http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/magazines/r142/priorite_sante_1_20111107_0910.mp3]

2)- [dewplayer:http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/magazines/r142/priorite_sante_2_20111107_0933.mp3]

Pour télécharger les fichiers(gratuitement et légalement) via RFI,c’est ICI et ICI .

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