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De l’interet de François Sagat et de la pornographie gay dans une vie ordinaire

31 décembre 2012

 

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Ceci n'est pas un article de blog, mais plutôt un "commarticle ", traduisant par là une opinion tenant lieu de commentaire d'article, mais trop longue pour être postée en dessous de l'article visé.

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Une fois encore et comme il est de coutume lorsqu'un intérêt vif est porté à des pornstars, on assiste à des réactions où chacun exprime à sa manière l'incongruité qu'il voit dans cette situation.

Moi, ce que je ne comprends pas, ce sont ces commentaires interrogatifs ou limite méprisants, comme aujourd'hui  avec l'article de Yagg listant le décès d'une pornstar dans le top 10 des articles les plus lus de l'année sur le site.

Le sexe,  et précisément le fantasme sexuel,  font partie intégrante de nos vies, y prenant une place conséquente. L'univers pornographique, ses scènes  taillées au gré des préférences des visionneurs et ses garçons aux styles multiples sont des appels à l'évasion dans cet onirisme qui résonne en nous.

Chez les hétérosexuels, certaines pornstars sont aujourd'hui tombées dans le domaine grand public(Rocco Siffredi) lorsque d'autres sont des "icônes "de la culture pop(Clara Morgane) ou plutôt des témoins vivants du mélange des genres . Qu'y-a-t-il d'étonnant , rien qu'en se basant sur cet attrait, à ce qu'un article renvoyant au monde pornographique attise la curiosité des lecteurs ?

Ne devrait-on pas être encore moins étonné lorsque  l'interviewé est François Sagat, qui est -qu'on l'aime ou pas - l'acteur  français de  porno gay le plus célèbre au monde en plus d’être celui qui draine le plus de réactions d'internautes en France ?

Surtout lorsque ce même Sagat aborde  intelligemment - cassant au passage le préjugé de stupidité prêté aux pornstars -le thème du sexe lié à celui de la mort,  double thématique qui bien avant cet article  a fait écrire, réagir et produire des gens ?

Cet article a suscité la curiosité parce qu'il traite de sexualité(grosse composante de nos vies), il a nourri l’intérêt parce que  le porno et son lot de morts ne sont que les traductions actuelles d'un thème dérangeant qui interpelle, et enfin parce que le contenu de l'article est plus que censé.

Sans supposer que certains n'aient pas lu l'article en question avant de s'exprimer, je trouve toujours dommage ces gens qui n'hésitent pas à cracher sur le X ou les pornstars. Le but de cette interview était  de voir en quoi la condition professionnelle des hardeurs brisait leur condition humaine, et c'est cette question que Sagat aborde.

Moi je crois que le X et le pornstars, comme tout autre domaine ou métier, sont dignes d'un intérêt analytique, voire sociologique(bien que Sagat ne soit pas un sociologue).  Ce n'est pas seulement une "pornstar" qui est décédée avec la mort d'Erik Rhodes. C'est un être humain, un "ouvrier" du porno, peut-être même un travailleur du sexe et un énième cas dans cette profession.

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Je serai  hypocrite de jouer au méprisant et de feindre un désintérêt face à cette nouvelle,  vu comment mon ordi personnel est rempli de vidéos de cul et de liens X.
Le nombre de mouchoirs usagés et ma poubelle qui sent le sperme sont autant de signes de tout ce plaisir solitaire que me procurent les "talents" des pornstars".

Malheureusement, le mépris qui leur est publiquement affiché est bien souvent  proportionnel à la fascination qu'entraine toutes les productions qu'ils mettent sur la toile( que mêmes leurs détracteurs ne se gênent pas de télécharger ou de regarder en streaming).

Je ne sais pas vraiment ce qui gêne ici. Est-ce l'impression que par notre intérêt du porno et de ses hardeurs nous paraissons vains et superficiels ? Serait-ce la conclusion hâtive (et erronée) que par notre enthousiasme nous "supportons" le traitement controversé réservé à ces acteurs par leur milieu socio-professionnel ?

Que les explications de ces réactions de dame anglaise soient celles avancées plus haut ou d'autres encore, je ne vois personnellement pas pourquoi mettre ce dédain sur la tête des acteurs. Ces garçons ne sont pas que des "mouchoirs" jetés après utilisation. Ce sont des êtres humains, qui méritent qu'on s’intéresse à eux.

Une anecdote intéressante dans ma vie est que mon "éducation sexuelle" s'est fait pour un tiers par les médias de vulgarisation scientifique, pour un autre tiers par l’expérience tâtonnante mes années de découverte, et pour le dernier par la pornographie.

Or, il se trouve que de François Sagat à Johnny Hazzard en passant par Colton Ford, certaines pornstars par leur attitude en vidéo ou par leurs propos en interview, m'ont permis de mieux cerner mes préférences sexuelles ou de mieux m'affirmer en tant qu'homme.

C'est le cas de Colton Ford dans son couple avec Blake Harper, qui a plus ou moins ancré mon amour naissant des trentenaires dans la continuité tout en me faisant voir la dimension "privée" que pouvait avoir le sexe, cette nécessité de confiance en l'autre et d'abandon pour jouir du corps de l'autre comme on jouit du sien.

Il suffit de voir la pureté et la vulnérabilité de son visages lors de ses orgasmes, selon qu'il est en scène avec son ex-mari ou  des acteurs quelconques, tout comme son départ du X pour une carrière musicale, et le soutien de Blake Harper arrêtant le X pour son homme.img-francois-sagat_162916225871

François Sagat le viril versatile à dominante passive m'a servi d'exemple  dans les rapports que l'on entretien avec l'hétéro-normativité des rôles sexuels chez les homos. Pour aller vite, dans l'imaginaire collectif mais aussi chez nombre d'homos, l'actif est souvent fantasmé comme le plus grand, fort,viril et dominant du couple, tandis que le passif sera anticipé comme portant tous ces critères conceptuels de virilité, mais en intensité "moindre" que l'actif .

Comprenez par là qu'il est globalement perçu comme moins "mâle" parce que pénétré et que dans le système de classement en cases duales, pénétré va avec "féminin" et pénétrant va avec "masculin" pour la plupart des gens.

Voilà donc que Sagat, notre versatile plutôt passif se permettait non seulement d’être baraqué et hyper-masculin(du moins en vidéo) tout en ne cachant pas sa joie d'aimer la bite et le trouage du cul son gout pour la pénétration passive! Mais, mais, mais! Comment se fesse (lol), me disais-je ? Serait-il possible alors que moi, garçon passepartout pas spécialement viril, je  puisse assumer  ma préférence sexuelle active sans qu'on me rie au nez  ?

C'est un peu grâce à lui, et à d'autres après lui que j'ai compris(une vidéo plus "parlante" que des mots de sexologue) qu'on n'avait pas besoin d’être un cliché du mâle alpha  dans toute sa splendeur pour préférer faire l'amour plutôt que l'inverse. Sagat et les autres m'ont ici permis de résister à une certaine pression à l'image virtuelle que faisait peser sur moi les attentes d'une catégorie de gays.
Bref, tout ce prechi -precha digne d'une discussion au comptoir de la BBB pour dire qu'avant de juger les pornstars et leurs "fans", certains devraient réfléchir aux apports que le porn a /a eu dans leur propre vie. Même l’éphémère euphorie du plaisir solitaire peut  donner le coup de pep's nécessaire pour bien démarrer une journée. Et rien que pour ça, il serait bon de respecter les pornstars.

 

 

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Mylène Farmer(et les artistes discrets) gagneraient-ils à se surexposer ?

12 décembre 2012

Une question intéressante que se posait un blogueur était la suivante : comment se faisait-il qu'avec une moindre promotion consistant en une seule interview la veille de la sortie de son album , Mylène Farmer parvenait-elle à faire un démarrage de  150.000 copies de son nouveau disque Monkey Me ?

Pouvait-on anticiper des résultats mirobolants si elle décidait de faire une promotion énorme comparable à celles de ses consœurs telles Celine Dion ?Et de façon générale, les artistes  dits "discrets" gagneraient-ils en surexposition médiatique ?

Pour moi, tel qu'écrit en réponse du blog référencé plus haut, la réponse est non, où plutôt qu'elle ne pourrait pas tenir la cadence dans la durée.  Farmer doit ses ventes  colossales à sa base fan très fidèle et au culte quasi-religieux qui l’entoure. La timidité, l'âme torturée et la discrétion mêlée  de pudeur mélancolique font partie de son personnage artistique autant que sa personne privée, ou du moins cela est présenté comme tel par son équipe.

Si elle se donnait corps et chant dans des promos monstre, elle pourrait vendre beaucoup plus que maintenant, mais seulement sur un temps court limité à un ou deux albums à la suite. Puis, ses ventes déclineraient d'une part parce que, quel que soit l'artiste, le public se lasse et les ventes s'en ressentent, d'autre part parce que les chanteurs médiatiques sont soumis aux passages des époques et à la nécessité de s'adapter dans le temps  au marché musical, au risque parfois de s’aliéner une partie du public originel au détriment d'un nouveau public.

Cependant, la relation qu'entretient Mylène Farmer avec ses myleniens est si forte que même sur le déclin après une hypothétique surexposition, ses ventes d'opus ne pourraient aller en dessous d'un certain seuil : au niveau initial qu’ elles auraient avant l'aventure médiatique à outrance. La raison est que  les myleniens semblent l’être pour la vie, d'où le following christique qui la suite depuis son explosion dans les années 80.

Dans l'hypothèse d'une Mylène Farmer sortant de sa réserve médiatique , le public général achèterait par curiosité(parce que la pub vend) et elle se ferait assurément de  nouveaux fans, mais en même temps surviendrait le revers du trop populaire :  ayant travaillé sa carrière à force d'images(vidéo clips grandioses et description personnelle mystérieuse), elle fausserait d'elle-même le personnage qu’ elle s’est construit au cours du temps.

Le charme de cette chanteuse réside aussi pour beaucoup dans sa discrétion. Ainsi, la méconnaissance qu'on a d'elle  encourage une vision onirique de ce qu'elle est : le fan peut la fantasmer selon ce que bon lui semble, et puisqu'aux idoles on donne les meilleures des descriptions, les myleniens nourrissent d'eux-mêmes le culte envers une artiste dont finalement ils ne savent pas grand chose . Mylène Farmer est donc moins un mythe en elle-même(intrinsèquement)  que ce que ses admirateurs en ont fait par agrégation de toutes leurs projections et espérances sur la chanteuse.

En s'exposant, Farmer prendrait le risque de révéler ses failles, donc celui de "casser" la part d'immortalité qu'elle s’évertue à acquérir.  Il y aurait naturellement le revers de l’intrusion des journalistes et des journaleux dans la mylenosphère : elle n’aurait plus la maîtrise totale de son image. Et nous savons combien il est facile pour les médias de traquer et débusquer les rois et reines, pour finalement les  brûler et ternir aux pieds de leurs adorateurs(Petit coucou à Britney Spears, Lady Gaga et Christina Aguilera).

En conclusion, Mylène Farmer a trouvé le bon filon. Malgré des derniers  albums répétitifs dans la médiocrité(le dernier excellemment produit et délivré vocalement étant Innamoramento selon moi), elle garde sa « crédibilité » car inaccessible.Et ce, en dépit de ses virages froufrouteux avec red-one et de ses retrouvailles en demi-teinte avec Boutonnat. Mylène Farmer s’est voulu et se veut immortelle. Sa musique n’a  plus cette qualité intemporelle(contrairement à une Kate Bush encore plus rare et recluse), mais son personnage a réussi à s’inscrire définitivement dans la postérité en jouant une énième partition de l'attrape-coeur.

 

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Quel effet ça fait de voir ses propos repris dans un article de fachos ☹☹☹ ?

16 octobre 2012

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Ma surprise fut grande ce matin en découvrant dans ma boite mail, un lien que me faisait parvenir un yaggeur. Dans un article intitulé le "lobby gay prend peur(et il a raison)", le site Nouvelles de France décrivait ce qu'il percevait comme une montée de frayeur  chez les défenseurs du mariage pour tous. Pour étayer des arguments aussi approximatifs que la prose utilisée pour les dire, le rédacteur de la tirade publiée par Nouvelles de France s'aidait de troncatures de commentaires pris dans des fils de réactions des sites yagg.com et Tétu.com.
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A mon corps défendant, je fais partie des  internautes dont les propos ont été démis de leurs contextes d'origine pour servir le papier en question. Ainsi, pour ce journaliste, je devenais un exemple de la volonté de censure d'un "lobby gay" paniqué par le sondage du figaro qui voyait la barre des opinions favorables à l'adoption passer en dessous de 50%.

N'ayons pas peur des mots: l'article de NdF est ignoble. La familiarité de l'injure est à la hauteur de la bassesse du procédé. C'est d'une faible moralité que de citer une partie seulement  des propos de quelqu'un dans le but de lui faire expressément dire des choses qu'il n'a pas sous-entendues. La technique éculée du hors contexte en dit long sur la fiabilité de leurs productions  et l'intégrité de ceux qui les mettent en oeuvre.

Dans mon cas, à aucun moment je ne parle de censure. Je propose  une analyse - du point de vue de la communication et de la diffusion dans les médias-   des raisons pour lesquelles le discours anti-égalité commence à porter des fruits dans un certain lectorat indécis sur ces questions de société. Lectorat qui par ailleurs s'aligne majoritairement sur un type  précis d'électorat, chose que je souligne aussi, mais  malencontreusement "oubliée" par NdF.

Étrangement, à la différence des autres internautes cités à tort, le journaliste propose  l'hyperlien de mon commentaire en entier et de l'article à l'origine de celui-ci.Il donne par là un moyen d'exposer sa  fourberie, et cette incapacité à faire correctement usage de sa propre fausseté serait risible si elle n'engageait pas de réels enjeux auprès de leurs lecteurs.

En effet, cette impression de balle tirée dans leur  pied se conforte après lecture de diverses pages de ce site dont j'ignorais l'existence il y a peu .J'espère aux lecteurs de celui-ci qu'ils diversifient les sources informatives. Ils seraient sinon le triste exemple du pouvoir de la désinformation sur l’opinion, lorsque ceux censés la diffuser manquent de déontologie.

Au lieu de censure, c'est à tout autre chose que la citation faite de moi faisait  allusion: je posais en filigrane la question de la nécessité ou non d' un arbitrage dans la sélection des informations à produire sur les sites Lgbt. Mon but ici était  de proposer un débat sur l'équilibre à trouver entre la ré-diffusion des pamphlets d'homophobes,  leur valeur qualitative et les audiences engagées par agrégation des différents trafics .

Car, à bien y voir, tout en se plaignant d'un désir fantasmé d'un lobby gay cherchant à censurer ses détracteurs, les sites comme le Nouvelles de France ou le Figaro se gardent bien de mettre en avant  des tribunes consacrées aux déclarations pro-égalité . Leurs lignes éditoriales ne s'embarrassent pas de nourrir le débat en reproduisant des textes égalitaires, même lorsqu'ils s'agit simplement de relayer l'agence française de presse . Tout y est retravaillé de façon à donner une orientation claire aux informations qu'ils choisissent.

A l'inverse, les sites LGBT diffusent des compte-rendu et des diatribes d' homophobes, indépendamment du fait que ceux-ci aient une stature nationale ou qu'ils prennent une signification particulière dans l'actualité éphémère. Malgré les différends idéologiques qu'il peut y avoir, le souci de tenir les lecteurs informés de ce qui se dit, et de ce qui se fait par rapport aux questions lgbt oblige les sites dits "communautaires" à relayer les déclarations des opposants à l'égalité. Et cela, parfois sans prise de position(donc fidèles aux dépêches AFP).

Cette volonté d'avoir une information diversifiée, on ne la retrouve pas  vraiment sur les plateformes des opposants, qui sont bien souvent verrouillées dans une posture figée et axée sur le jugement des valeurs. La censure est de leur coté et elle est doublée d'une mauvaise foi éhontée. S'enfermer dans une boucle d'auto-persuasion, est-ce cela le but du journalisme ?

De même, dans un monde où la masse d'informations à trier et à vérifier est conséquente, le journalisme n'est-il pas censé diffuser  les plus efficientes possibles ?  Si la difficulté réside dans la définition de ce qu'est une information objective et utile, ne peut-on pas cependant postuler qu'elle est celle  capable de fournir aux lecteurs des outils d'analyse adéquats et des points de compréhension afin de mieux saisir les débats et s'orienter dans les grandes questions de société ?

Même dans le panier de crabes de l'homophobie, n' y a-t-il pas une différence de qualité  et de dangerosité oratoire entre l'homophobie d'une Christine Boutin  et celle d'un Christian Vanneste ? L'une, lapidaire et nourrie d'invectives ne trouve-t-elle pas elle-même ses limites pour celui des indécis qui voudrait pousser sa réflexion au-delà de la victimisation démocratique ?

L'autre, plus subtile en convoquant les sciences sociales, la philosophie et l'histoire ne requiert-elle pas plus de "considération" dans les droits de réponses, car bien que délirante, elle n'en reste pas moins mieux  construite et donc plus susceptible de s'implanter durablement en fournissant des arguments de contradictions dont le caractère fallacieux est intelligemment utilisé ?

Voilà des exemples sur lesquels s'appuyer pour situer ou non l’intérêt - en dehors du statut de l'élu qui s'exprime - de diffuser puis de suivre systématiquement les propos de des homophobes. Il faut différencier ceux qui s'avèrent  incapables de développer de ceux qui y arrivent. Les uns sont dans une propension victimaire de reproducteurs sociaux, les autres sont dans plus qu'un mouvement d'humeur: ils usent de tous les sophismes, pas seulement d'une communication efficace.

Ainsi, en lieu et place de censure, je suggérais une possible remise en cause des modèles éditoriaux admis jusque là dans la presse communautaire, avec en accompagnement une contre-offensive médiatique pour équilibrer la communication. Mais ce dernier point est d’ores et déjà en cours, comme nous le constatons par la multiplication de tribunes engagées sur Yagg par exemple.

Je pourrais inciter- en l'absence de propriété intellectuelle des commentaires sur la toile - les surfeurs lgbt  à plus de précision dans la rédactions de leurs contributions ; ceci dans le but d'éviter que des individus mal intentionnés ne se servent leurs mots, mais je ne le ferai pas.

Les figures de style et le développement détaillé d'une thèse sont autant des pratiques du débat qu'elles sont des nuances d'utilisation et d’enrichissement  de la langue . De même, les posts cassants, teints d'émotion ou juridiquement à la limite du tolérable sont des témoins des fluctuations de la nature humaine et de la violence  suscitée par les thèmes de société.

Il incombe au journaliste citant quelqu'un d'avoir le recul nécessaire pour démêler tout cela afin de comprendre le contenu qu'il décide d'exploiter dans son article. Si les débatteurs se doivent d'établir entre eux des règles de courtoisie pour aller au mieux au fond de leur idées, ils n'ont  la charge, ni de la moralité, ni de la validité du regard extérieur qui se pose sur eux.On ne peut souhaiter à de tels journalistes que regarder The Newsroom, avant que les miroirs de leur salle de bain ne se cassent sous le poids de leur reflet.

Ps: Merci à l'infatigable Hina San sans lequel je n'aurais jamais su tout cela.

Pps: Le plus drôle étant par ailleurs qu'en parcourant leurs jolis articles, ont est subjugué par un florilège de commentaires validés par la modération, avec des propos du type : "les africains descendent des arbres" et autres joyeusetés homophobes juxtaposées aux commentaires racistes. Et ces seigneuries  voudraient donner des leçons d'exemplarité démocratique aux gens.

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Un an après « The New 52 », 5 séries dessinées à retenir .

27 septembre 2012

 

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En Aout 2011, la maison d'édition américaine DC comics annulait toutes ses séries en cours afin de faire peau neuve. Le mois qui suivit, 52 nouveaux titres furent mis sur le marché . Certaines de ces bandes dessinées réactualisaient des personnages ou des équipes pré-existants en leur conférant relooking et trame revisée. D'autres - plus soucieuses d'une remise à plat du cadre temporel et spatial -ramenaient des héros anciens dans une timeline uniformisée et un multiverse condensé. Enfin, la liberté artistique leur permit la création de formations inédites et de profils justiciers inattendus.

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Baptisé « The New 52 », ce reboot de la firme historique se déclina en plusieurs vagues de lancement, cadencées au rythme d'une écoute du public, d'une observation des critiques et des chiffres de vente. Aussi, une année plus tard, après lecture d'un minimum de 12 numéros par titre, voici ma sélection des 5 productions(continues ou arrêtées par choix artistique ou défaut de ventes) qui ont su tenir l'année entière en arborant un niveau de sophistication stable.Pour arriver à cette mini-liste suggerée, je me suis appuyé sur 4 thèmes de notation :cohérence du scénario,intéret de l'intrigue, constance des auteurs en qualité d'écriture et qualité des dessins, et enfin pouvoir d'immersion du lecteur dans l'oeuvre.

Animal Man/The Swamp Thing

The red(la chair, le sang et la faune), the green(la feuille, la sève et la flore) et the rot(le cadavre, la puanteur et la putréfaction) sont les interdépendances de la vie et la mort dans la nature. Parfois, l'une ou l'autre de ces composantes de la trinité primitive supplante ses soeurs en puissance, créant alors un déséquilibre.  Ayant gagné en expansion hégémonique ,  les forces de la pourriture rampent sur le monde au moment où ces évènements sont relatés . Corrompant les cœurs en trichant, brisant les corps en les souillant puis renversant le précédent équilibre en asseyant sa domination sur les autres, la décomposition façonne un monde à son image décadente .Dès lors, les entités de la faune et de la flore doivent s'allier pour faire front contre cet ennemi putride qui leur est néanmoins nécessaire.

Ces deux titres sont à lire en miroir, en commençant par Animal man qui ouvre le bal et qui reste d'un niveau inférieur à celui de sa série jumelle.Animal man est l'alias de Buddy Baker, un homme reproduisant les capacités de la quasi-totalité du règne animal selon son envie. Grace à ce don, ce père de famille aide à apporter sa pierre à l'établissement de l'ordre dans sa contrée. Jusqu' au jour où il découvre que ses pouvoirs ne sont qu'une part infime d'un plan dont sa fille est l'un des enjeux. En effet, Maxine n'existe que pour être l'avatar du rouge, cette volonté sous-tendant la faune et qui est à l'origine du pouvoir de son père.

 

Alec Holland -The Swamp Thing -est quant à lui un potentiel dépositaire du pouvoir du règne végétal. Rechignant à accepter ce rôle qui reviendrait à le transformer en une créature du marais(hybridation définitive d'un corps et d'une conscience humaine à des organes végétaux), son indécision et son refus d'accepter sa mission fragiliseront la flore. L'éminence dirigeante de cette dernière, connue sous le nom de « parlement des arbres » se retrouvera alors affaiblie lorsqu'attaquée par les hordes de créatures putréfiées envoyées des profondeurs.

Lus comme des romans graphiques, Animal Man et The Swamp Thing sont en réalité un conte horrifique narré sous forme de diptyque. Extrêmement noires, ces deux séries embarquent le lecteur dans la vie suffocante et infernale des protagonistes, bloqués dans un piège où l'horreur n'a d'égale que l'intelligence des adversaires. A aucun moment un personnage ne peut prétendre être à l'abri. Le chemin tortueux, pervers et imbibé de sang auquel font face les héros laisse pantois, tant il est fait de rebondissements et de coups durs, nous faisant vibrer au rythme des peurs et des appréhensions des concernés.Mention spéciale à The swamp Thing dont la narration maîtrisée approche l'excellence.

The Resurrection Man :

Mitch Shelley est un homme amnésique qui, lorsqu'il meurt, ressuscite peu après doté d'un pouvoir particulier. Forcé de reconstituer son passé , l'homme se retrouve la proie d'une bataille mystique entre les cieux et les enfers pour l'obtention de son âme. Simultanément objet d'une chasse à l'homme initiée par une unité confidentielle liée à la recherche de pointe, Shelley est acculé par ses poursuivants. Le fugitif rencontre de nouveau la mort et découvre alors qu'il est systématiquement renvoyé de force dans le monde des vivants à chacun de ses trépas, avec en prime une nouvelle aptitude toujours différente de toutes les autres.

The resurrection Man suit ainsi les pas de Mitch Shelley dans la reconquête de son histoire et de sa liberté.Cette série est un gros coup de cœur. Non pas qu'elle soit meilleure que les autres en talent de narration ou en originalité des planches, mais parce qu'elle fait amende honorable en permettant à la part de rêve qui est en moi de s'exprimer. Constituée de manière feuilletonesque,  elle a malgré tout une ligne directrice . The resurrection Man sait allier drame et action, tout en nous faisant nous soucier du personnage principal et de son but. Le fort de la série est de nous faire ressentir un émerveillement juvénile comme  celui qui plus jeunes nous emportait vers les possibilités infinies des lectures d' évasion

Batwing

 

Nouvel arrivé dans la Bat-family, David Zavimbe est un ancien enfant soldat congolais en pleine rédemption. Bénéficiant de l'aide et de l'apport technologique de Batman à son age adulte, il use, sous le nom de « Batwing » des ressources physiques et matérielles à sa disposition pour être un paravent à la criminalité qui touche son pays. Rongé par ses démons et hanté par les fantômes de sa vie d'ange exécuteur,  David affronte son enquête la plus difficile lorsque les membres retraités de « The Kingdom »(la première formation de superheroes africains) se font massacrer  dans des circonstances particulièrement violentes.

Batwing réussit le tour de force de nous faire oublier nos complaintes concernant l'overdose de personnages dérivés de Batman. L'histoire est si dense, rapide et réaliste que les quelques lieux communs qui font office de faiblesses ne suffisent pas à entacher notre plaisir de lecture.Il est n'est pas aisé d'avoir de DC comics une série se référant de façon aussi évidente à un passé proche ou au présent de notre monde réel.

Le scénario pourrait  tenir au cinéma : la bande dessinée semble écrite pour un blockbuster réaliste et éprouvant .Oppressante, l'atmosphère  colle a des descriptions qui tiennent la route sans sombrer dans le cliché de guerre. Les personnages secondaires sont fort d'un potentiel de développement appréciable et la cohésion entre Batwing et les autres membres de la Bat-Family est indéniable, même si expédiée assez vite devant la gravité. Un seul grand regret : que DC comics n'ait pas prévu une série consacrée à The Kingdom, étant donné le succès du titre  Batwing, le concept aurait pu être étendu.

 

The Shade

 

Justicier, meurtrier, protecteur et monstrueux : The shade est multiple, aussi changeant et instable dans son histoire que la substance volatile de son être : l'ombre. Le travail effectué par James Robinson est exceptionnel en ce qu'en deux coups, il a pu transformer un personnage déchu durant l'age de bronze des comics en un profil singulier, avant d'ériger cette série comme l'une des plus réussies de The New 52.Avec The Shade, la prestance des dessins et la complexité du personnage font de l'ensemble un croisement entre gothique et fantastique version comics. Vu de loin les numéros successifs ne paraissent pas si liés que ça, pourtant le scénario s'avère reposer sur un effet domino des plus réussis dans les derniers numéros, dont le magnifique  numéro 11 qui explore son pouvoir de façon époustouflante.

Ceux qui dans les années 90 étaient sous le charme de Starman( notamment le volume 3 de la collection Omnibus et les " carnets de The Shade" )seront ravis de retrouver la plume de James Robinson aux commandes de cette maxi-série de 12 numéros. Porté par la grâce de son talent d 'écriture retrouvé, Robinson prend en charge le personnage de Richard Swift, le gentleman anglais immortel et accessoirement maîtres des ombres. Lui faisant délaisser son manteau de mentor de Starman, de voleur à canne ou de super-villain de l'injustice league, Robinson fait de Swift un être né dans la pénombre,qui parcourt le temps au travers de celle-ci ,tour à tour compagnon de vampires, géniteur  d'une descendance maléfique et ennemi des diables et des dieux anciens.Partageant avec nous les secrets de celui qui jadis fut un être humain, nous suivons Swift dans sa longue marche, en assistant aux batailles les plus terrifiantes ainsi qu'à son origine :sa transformations en éther.

A coté de cette sélection fortement orientée magie et virées fantastiques, quelques titres méritent eux aussi le détour : Aquaman, Green Lantern Corps et Justice League Dark notamment. Dans tous les cas, l'aventure New 52 est une opportunité pour les lecteurs non-habitués de DC comics de découvrir des personnages autres que les poids lourds de la maison(Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern ou Aquaman).

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The Dark Knight Rises, critique : The Knightfall of Christopher Nolan

27 juillet 2012

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Après avoir usé mille et un avatars à l’effigie de Batman, inondé mes réseaux sociaux d’odes à son héroïsme puis déclaré publiquement mon appartenance au mouvement Nolanite, quoi de mieux que The Dark Knight Rises comme film sur la sellette de ma première critique ciné sur Yagg ?
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The Dark Knight Rises vient de se livrer à nos yeux. Sans équivoque, ce volume tant attendu est le moins bon de la relecture Nolanite du personnage de Bob Crane et de Bill Finger. Après une entrée prenante qui ôte nos appréhensions concernant Tom Hardy et Anne Hathaway, le film sombre dans une indécision quant à sa direction. Et c’est cela qui lui vaut toutes ses imperfections. Ainsi, l’impression mitigée du spectateur n’est ni un effet secondaire de l'attente monstre autour du film, ni seulement une déception en comparaison de la qualité des deux autres.
The Dark Knight Rises déçoit au-delà des intertextualités à ces prédécesseurs : il a beaucoup de faiblesses que l’on est forcé de constater malgré notre sympathie pour le personnage et le réalisateur. Cependant, par rapport à son genre cinématographique puis pris parmi les blockbusters et autres adaptations de comic book, le film de Nolan se regarde sans difficulté.

On ne s’y ennuie pas, car la durée du film n’entraine jamais un sentiment de lassitude. Bien que des pauses narratives -censées donner des clés de compréhension au scénario- entrecoupent les scènes d’action pure, l’urgence présente tout le long du film empêche l’intérêt de retomber. L'histoire sur laquelle prend forme le scenario est très bonne, extrêmement bien pensée et complète. Elle a un sens nouveau avec les deux autres films, qu’il est d’ailleurs conseillé de (re)voir avant la projection de The Dark knight Rises, car tout est connecté dans un immense tableau.
Il y a dans ce conte moderne des niveaux d’interprétation évolutive : Nolan a essayé de nous donner toute la gamme de réponses pouvant correspondre à la multitude d’interrogations que pourraient se poser des spectateurs aux ressentis divers. Ainsi, dans cette œuvre sont abordés tous les aspects composant le mythe de Batman : de la nécessité de sa création selon le principe des archétypes de jung à sa place dans la symbolique de la sociologie urbaine, en passant par son inscription comme paravent des travers modernes des entreprises humaines : détours dans la révolte du peuple, lutte des classes, cynisme et décadence de la realpolitik, chute par l'économie et limites d’un capitalisme où tout se vend, y compris les âmes.
Un à un, chacun des aspects cités plus haut sera convoqué dans son équivalent actuel, d’où l’importance d’une criminalité crescendo dans la trilogie. Nolan dépeint tour à tour la ville, l’Etat et la civilisation. On passe des pratiques ciblées d’une pègre dans Batman Begins à la folie chaotique d’une force conceptuelle dans Dark Knight pour une grandiloquence plus aboutie dans Rises : le mal, comme outil théorique et quasi-religieux d’une domination dogmatique et tentaculaire.


Depuis le début, le choix de créer « LE » Batman comme réfèrent de l’espoir et du bon dans l’inconscient collectif a déterminé tout le devenir de l’œuvre, de ses évènement et de ses personnages. La création du mythe devient alors un héritage du vœu du père décédé, enclenché par le malheur familial. L’amour et la dévotion seront les moteurs étincelants de la persévérance lorsque la rage et le deuil (jamais fait) seront la facette sombre de Wayne, obscurité intransigeante et droite qui fait face à la noirceur du crime à Gotham. Nolan joue sur la dualité de l’homme, dans un récit où Gotham tient lieu d’extériorisation où se mêlent nos humanités, désespérantes, faibles telles des lumières vacillantes attendant l’étincelle d’un espoir pour les embraser.
La fin d’un Gotham personnifiant l’homme moderne est ainsi l’enjeu depuis Begins, et il apparait que The Dark Knight n’était qu’une parenthèse, un sursis durement acquis dans la construction du mythe jungien de la chauve-souris. Mais toujours est-il que la chute de la maison Wayne était autant programmée que la déchéance de la nature humaine, donc la fin de la ville fictive aussi.

L’histoire de Bruce Wayne, son passif à la ligue de l’ombre, c’est l’histoire d’une singularité émergeant de la pénombre pour emplir le ciel, prenant autant d’envergure que le pouvoir conféré par ceux qui y croient : c’est l’union des hommes bons, justes et déterminés, pour la reconquête de leur humanité et la création de leur propre clarté dans la douleur et la mort.


Mais si la densité du projet Nolanite est pleine de promesses, la manière dont cela a été exécuté est un échec. Le premier coup porté au film est l’acting, bien en dessous des précédents films avec une Marion Cotillard particulièrement mauvaise, peinant à porter sur ses épaules le rôle qui lui a été confié. Aucun des protagonistes ne transcende son jeu, la crédibilité désertant ici et là les performances des acteurs, très inconstants, exceptés Caine, Freeman et deux personnages secondaires parmi les antagonistes. Si le talent monstrueux d’un Heath Ledger ne sera pas renouvelé ici, Bane se laisse regarder en acceptant de se laisser porter par l’étrangeté du personnage, à commencer par son timbre et sa diction, parvenant d’ailleurs à nous emporter au fil du temps.

D’autre part, malgré la durée conséquente du film, un sentiment d’inachevé reste : celui qu’il aurait fallu deux volets ou qu'il aurait fallu incorporer des éléments de Rises dans Begins et Knight.  Christopher Nolan donne le sentiment d'avoir été forcé de compacter ses idées, soit pour faire taire les critiques qui pointaient les "longueurs" des précédents, soit pour plaire à tous ceux qui voulaient de l'action pour l'action.

Il est évident que le réalisateur a clairement baissé le niveau de son film pour plaire à une masse plus grande. Comme si Nolan voulait faire un film de semi-réflexion avec de l’action dedans, plutôt que l’inverse, et que les impératifs des studios lui auraient fait changer de direction. Nombre de passages semblent incomplets et expéditifs lorsqu’ils auraient fallu mieux les développer pour déployer toute l’ingéniosité du scénario.

Au milieu des choses tronquées et des grosses ficelles imbuvables, une mise en scène commune ainsi qu’un manque de souffle épique - dû à l’absence d’un acteur flamboyant comme Ledger - sont les causes de l’insuccès de The Dark Knight Rises à donner à son réalisateur la trilogie parfaite. Après avoir retranscrit l’itinéraire du courage d’un homme devenu légende par la force de ses convictions, Christopher Nolan s’écarte de sa propre légende pour n’avoir pas su affronter ni se défaire de la pression d’une Amérique attachée à ses codes du spectacle.
The Dark Knight rises, but Christopher Nolan falls.
Il est venu, je l’ai vu, il ne m’a pas convaincu.

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Un album et puis s’en va… focus sur ces chanteurs dont on attend toujours les 2èmes albums

17 juillet 2012

Dans l’histoire de la musique, il est des artistes solos ou des groupes qui ont, par l’excellence d’un album unique, établi des productions de référence dans leurs genres respectifs. Encensés dès leurs débuts pour le potentiel qu’ils représentaient, quelques-uns de ces performers n’ont pas pu passer l’étape du 1er opus, malgré le succès commercial et les éloges des critiques.

Lucy Pearl, ou les différends relationnels :

Formation de Nu-RnB dont chacun des officiants avait déjà une réputation artistique saluée, le supergroupe américain Lucy Pearl nous faisait miroiter le rêve d’une jouissance auditive.
Au chant principal, il y avait Dawn Robinson, ex-membre du quatuor vocal "En vogue". Le surdoué Raphael Saadiq -ancien de Tony !Toni !Toné- partageait (en plus des back vocals)la composition et la production avec Ali Shaheed Muhammad, échappé du légendaire A tribe called quest .

Lancé par le tube « Dont mess with my man », l’album éponyme des 3 vétérans nous invitait à suivre la voix cristalline de Robinson à travers un CD dont chaque piste cachait un joyau de Soul contemporaine. Pourtant, l’aventure tourna court. La personnalité difficile de la chanteuse eut raison de la cohésion du groupe. Les Lucy Pearl se séparèrent très vite, ne laissant comme témoin de cette osmose qu’un disque inspiré dont l’écoute nous porte encore vers les cimes d’un RnB adulte.
Sélection subjective : Without you, Cant stand your mother, Good love,Dance tonight.

Lauryn Hill, ou l’énigme du retrait solitaire

Est-il besoin de présenter celle qui incarna tour à tour le visage des Fugees et le renouveau de la Nu-soul au féminin? Les années 90 furent marquées - bien au-delà des musiques afro-américaines, -des affres de la mauvaise éducation de Lauryn Hill. Avec l’album Brown Sugar du chanteur D’Angelo, le premier disque studio de Lauryn Hill bouscula les lignes des musiques urbaines, tout en la plaçant en fer de lance des féministes maintream.

Rebelle, ayant des choses à dire sur la direction prise par l’industrie, Hill passa du statut d’oratrice engagée à celui de percluse, se fondant dans les ombres de célébrité, pour ne plus faire qu’un avec l’anonymat. Après un album live qui interrompit sa retraite des années plus tard, le monde musical se pris au jeu d’attendre de la chanteuse un dernier album studio, opus qui ne vint jamais.
Sélection subjective : Everything is everything, Zion, Doo woop(that thing)

The New Radicals, ou la pression de la réussite

Si Cyndi Lauper a su comme aucune autre capter la volonté festive de la jeunesse 80’s, Gregg Alexsander et son groupe de Rock acidulé ont quant à eux saisi à bras le corps les doutes et les joies des ados paumés des années 90’s, en les dézinguant à grand renfort de textes pourfendeurs d’un défaitisme post-Grunge.
Curieusement, celui-là même qui nous exhortait à garder espoir dans nos adolescences tumultueuses fut prompt à claquer la porte à sa nouvelle renommée.

Lyriciste hors-pair et compositeur avisé, Alexsander ne supporta pas la pression de cette gloire, qu’il rendit éphémère en plaquant ses acolytes, annulant la promotion de singles pourtant chaudement accueillis des professionnels .On aurait pas pu faire plus ironique pour un groupe dont la trace indélébile reste You get what you give.
Sélection subjective : Mother just cant get enough, You get what you give, Someday you'll know


Ces « déserteurs de l’art » ne sont évidemment pas listés de manière exhaustive. Cependant, à travers 3 exemples récents, nous nous rappelons au souvenir de tous ceux dont le talent n’a d’équivalent que la profondeur de notre attente d’un second disque.

A côté de Lucy Pearl, Lauryn Hill et The New Radicals, chacun pourra faire l’inventaire des artistes qui suscitent chez lui un espoir quasi-christique. Y seront aussi inclus ceux qui, sans même avoir de disques solo à leur nom, nous privent déjà de toute velléité d’attente. Ainsi, le talentueux André 3000 du duo Outkast n'a ni l'intention de se lancer en solo, ni l'envie de faire un nouveau disque avec son compère Big Boi . A notre grand désespoir.

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Le Livre des choses perdues, par John Conolly. Critique

15 juillet 2012

Le Livre des choses perdues, Critique
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Avec « Hùryn Istharii Palaentir» comme pseudo, il était temps que je chronique un des innombrables livres de fantasy que je lis. Il se trouve que le dernier acheté tombe à pic.
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Résumé pas si résumé que ça :
Roman de John Connolly primé par le prix Imaginales 2010, « Le livre des choses perdues » conte l’histoire de David, petit garçon cherchant à rentrer chez lui après s’être égaré en un lieu mystérieux.

Fils unique d’un couple anglais dans la 1ère moitié du XXème siècle, David voit sa mère vaincue par la maladie au moment où il fait son entrée dans la puberté, tandis que son pays se prépare à la guerre. Brisé par cette perte, l’enfant s’accrochera à l’amour de son père, tout en perpétuant le souvenir maternel à travers la passion des livres qu’elle lui aura laissé.

Lorsque le père de David s’éprend d’une autre femme puis est amené à contribuer à l’effort de guerre, l’adolescent vit mal cette situation. Petit à petit, il se renferme, son retrait atteignant son apogée à la naissance d’un demi-frère qu’il considère concurrent à l’attention paternelle.

S’écartant définitivement de sa cellule familiale, David vit à travers ce qu’il lit, laissant les mots prendre substance, écoutant les livres lui parler. Un jour, au fond du jardin, il entend la voix de sa mère, qui lui dit être prisonnière du monde d’où proviennent les histoires.

David franchit l’entrée qui le sépare du pays où les contes prennent vie, se retrouvant perdu dans un univers terrifiant. Son espoir de retrouver celle qui l’a enfanté, tout comme sa chance de retour en Angleterre résident dans « Le livre des choses perdues », un ouvrage possédé par un Roi sur le déclin.

David devra parvenir à la cour royale avant que le pays des contes et son souverain n’abdiquent devant l’horreur d’un règne nouveau, car le royaume est sur sa fin. Une menace plus grande que tous arpente les landes et la forêt, répandant la mort, annoncée en des cris assoiffés de sang.

Le Livre des Choses perdues , critique mouvement I:

Virevoltant à travers les rayons du Virgin mégastore, mon esprit bouquineur a immédiatement été attiré par la couverture sombre de ce livre. L’illustration me rappelait les créatures horrifiques dans le film semi-raté de M.Night Shyamalan : « La jeune fille de l’eau ».

En fin de lecture, c’est un sentiment proche qui m’habite, bien qu’objectivement je ne pourrais pas être aussi sévère avec Conolly qu’avec le réalisateur américain. L’entrée dans ce roman se fit naturellement, grâce à un style de récit que l’on retrouve chez des auteurs tels que Susannah Clarke.

Les trente premières pages sont un délice à lire. Elles distillent une écriture lucide qui n’a pas peur de triturer notre sensibilité, traitant sans ménage la place de l’enfant face au deuil et à la famille recomposée. Tout en restant poétique, la prose de Conolly joue avec notre appréhension.

A l’instar du titre étrange- qui me plait particulièrement -, l’auteur provoque une attente instantanée du lecteur. Les phrases semblent à double sens, comme porteuses d’un horoscope funeste dont on attend la réalisation, car même les choses banales deviennent suspicieuses.
Le Livre des Choses perdues , critique mouvement II:

Malheureusement, l’écrivain prend trop de temps à nous lancer dans la quête de David. On ne parlera pas de longueurs car c’est encore agréable, mais quelques pages avant que le personnage principal ne franchisse le Rubicon, un sentiment de lassitude sanctionne cette attente du lecteur.

A partir de cet instant, se passe une chose curieuse : la prose enlevée –et riche – du début perd en qualité pour un style plus direct qui se montre quelques fois trop simple, comme un souci de l’écrivain d’être accessible à tous en ratissant large : des très jeunes aux adultes fans de fantastique.

La méthodologie de l’intrigue change elle aussi : Conolly laisse de côté l’utilisation de sa technique insidieuse, pour directement nous plonger dans l’action. La peur n’est plus portée par la forme de son récit, mais par le contenu du récit lui-même. Fini l’attente du malheur, le malheur est là.

S’en suit une construction en plusieurs petits « épisodes » narratifs qui relatent les étapes de progression de David en ces terres inconnues. Chacune pourrait presque se lire indépendamment des autres, tant elles sont dissociées, comme si on faisait la visite des pièces d’une maison hantée.

Le Livre des Choses perdues , critique mouvement III:

Conolly étant d’ordinaire un créateur de romans policiers, sa patte noire se glisse dans la fantasy : la cruauté s’étale sans fioritures, parfois jusqu’au glauque, avec ce détachement clinique du genre premier de l’auteur. Mais cela sert aussi à l’écriture de son œuvre fantastique, puisque « Le livre des choses perdues » est écrit tel un conte, et ceux-ci étaient noirs et sans fard il y a des siècles.

Conolly redonne ainsi le côté cruel qui a été ôté aux histoires enfantines dans notre ère moderne. Cependant, par son système de narration épisodique, le recours à l’horreur s’étend sur plusieurs pages, à intervalles réguliers, si bien qu’on s’y attend et qu’au bout d’un moment cette noirceur systématique n’a plus d’effet sur le lecteur qui s’y est habitué au point de la prévoir.

La contrepartie de la perte de l’effet de surprise se matérialise bientôt : toutes les sous-questions au sein des deux grandes questions de départ (a/David retrouvera-t-il sa mère ?b/ parviendra-t-il à rentrer chez lui ?) sont progressivement résolues, sans faire attendre le lecteur dans un faux suspense inutile.

Ainsi, de ses rencontres hasardeuses à ses adjuvants en passant par les régions traversées par David, tout nous est révélé ni trop tôt, ni trop tard. La curiosité se voit enrichie et on prend vraiment plaisir à lire le bouquin, parcourant les relectures que Conolly fait des contes anciens et savourant sa personnalisation de figures littéraires populaires(Blanche-neige, impayable en pouffiasse tyrannique et obèse, est à mourir de rire).

A ma grande surprise, l’une d’entre elles-celle du chevalier vaillant sur son cheval blanc – est un amoureux transi à la recherche de l’homme qu’il aime. Conolly écrivant sans jamais qu’on ne sache sa position morale à propos de l’homosexualité, malgré une construction du scénario qui laisse songeur, et une traduction française suscitant la perplexité sur certains termes.

Le Livre des Choses perdues , critique mouvement IV:

Le livre des choses perdues est en conclusion un mélange de créativité et de déjà-vu, dans un ensemble qui prend bien et se laisse dévorer sans effort. Si j’ai acheté ce livre de 377 pages au prix raisonnable de 7,80 euros je conseillerai plutôt à ceux qui désirent le lire de l’emprunter dans la médiathèque la plus proche de chez eux.

En effet, il se lit rapidement (6h à 12h maxi) et peut laisser un arrière-goût d’inachevé malgré le fait qu’il ait été lauréat d’une récompense reconnue. Evidemment, il est recommandé de recueillir plusieurs avis avant de vous faire une opinion définitive.
Note globale : 6,75/10.

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Quel avenir pour Gaylib ?

3 juillet 2012
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Le désaveu de Jean-François Copé à propos du mariage pour tous a poussé le président de Gaylib à produire une lettre ouverte au secrétaire général de l'Ump.
Plus loin que la déception évidente de ses membres, quel avenir pour Gaylib à l'Ump ?
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Les socialistes français modernes ne sont pas nés avec la tolérance infuse.
Cela a été travaillé dans le temps:
- de l’intérieur, grâce aux militants lgbt qui y sont affiliés;
-au sommet,  par certains cadres du parti qui individuellement avaient des positions favorables à l'égalité et ont su faire entendre leur voix parmi leurs pairs;
-de l’extérieur par la prise en compte stratégique de partis proches et sympathisants de gauche qui étaient pour l'égalité,
- par l'attention que porte généralement la gauche aux combats des "marginaux" de la société.
 
Ce sont ainsi une conjoncture et un ensemble de volontés agrégées qui ont permis au PS de proposer aujourd'hui un programme sociétal à l'écoute du mouvement lgbt. Lorsqu'on voit cette évolution on peut se dire qu'en dépit du discours actuel de la droite républicaine, il est possible de changer un parti. Ainsi, l'existence de Gaylib n'est pas remise en cause.Le concept qui consiste à vouloir "faire changer de l’intérieur" un parti politique est bon en plus d’être courageux.
Donc théoriquement, sur le papier,Gaylib a une utilité. La nuance est faite car dans les faits, l'association accuse un bilan qui penche plus vers les échecs que les victoires, et cela n'est pas seulement dû à l'obtusité d'un parti de droite tel que l'UMP, qui aborde le refus des droits supplémentaires comme inhérent à son identité politique. Dans cet aveu d'impuissance de Gaylib, se  trouve aussi la critique d'un groupe militant qui par son aveuglement a  trahi sa mission première.
Même s'il est pour l'égalité des droits, un  lgbt lambda peut en privé accorder malgré tout son soutien à son groupe politique en dépit de leur refus de reconsidérer la situation des lgbt.
En effet , s'il est plutôt en phase avec l'ensemble du programme et si   la non-obtention de nouveaux statuts légaux pour les lgbt ne le gêne pas personnellement, il fera son choix selon ses priorités individuelles.
Parce qu'ils ne sont pas des lgbt anonymes, parce que le titre de gaylibien leur conférait un rôle précis( s'occuper des droits lgbt dans leur parti), les membres de l'association aurait dû tenir celle-ci dans leur priorité :la conquête des droits lgbt dans cet UMP très réticent à les donner.
 
Or, on constate - hors diabolisation, mauvaise foi et moquerie gratuite - que Gaylib a failli à cette ligne. Parce que trop attachés à des valeurs de droite, ils ont défendu longtemps leur groupe politique jusqu'au déni, faisant passer le coeur de leur existence derrière le reste de la politique de droite.Trop souvent, Gaylib s'est confondu  en explications pour justifier telle position, appelant parfois, malgré les coups encaissés, à revoter pour un candidat dont la position était connue, ou en pratiquant médiatiquement une politique de ni-ni dont on connaissait la finalité.
N'exerçant pas systématiquement son droit de réponse en cas de saillie homophobe à droite, Gaylib a par ailleurs manqué, lorsque l'association s'exprimait, de fermeté pour condamner des sorties intolérantes. En tentant quelques fois d' égratigner subtilement  la gauche dans leurs différentes lettres, ils s'en prenaient à un parti qui sur ce seul sujet de l'égalité n'avait plus grand chose à se reprocher.
 Il était alors prévisible que nombre de leurs demandes accusent des fin de non-recevoir.
En effet, que message envoie-t-on  :
-quand les gaylibiens - censés se concentrer sur la question du droit- protègent  l'Ump ?
-quand ces mêmes gaylibiens montrent de manière récurrente  -en opposition avec la mission de l'association - que les autres raisons qui font d'eux des homos de droite prevalent sur la lutte pour l'égalité?
-quand enfin ces gaylibiens s'ancrent -même si en contre réaction à l'intolérance de certains lgbt de gauche- dans un jusqu'auboutisme droitier et revanchard,  cristallisant les clivages entre lgbt ?
Ainsi, le problème de Gaylib est la manière dont ils ont mené ce combat, en se fragilisant eux-mêmes dans l'UMP. Emmanuel Blanc et ses pairs  ont, par leur difficulté à séparer les étiquettes "Umpiste" et "Gaylibiens"  dans leur appartenance de droite, contribué à discréditer la portée de leur association.
En envoyant constamment à l'UMP le message selon lequel ils étaient d'abord Umpistes avant d'etre Gaylibiens, ils ont scellé la portée et l'impact de leur rôle  dans l'UMP. Le parti de droite savait déjà que quoi qu'ils disent, le soutien "final" des gaylibiens leur était acquis. Sachant cela, quel intérêt l'UMP aurait-il eu de changer ses positions ? Aucun. C'était d'autant plus contre-productif pour l'Ump puisque contrairement au PS qui est entouré de partis satellitaires gay-friendly comme EELV ou le Front de Gauche de Jean-Luc Melenchon, l'UMP ne dispose pas d'un parti progressiste sur lequel  s'appuyer.
Le Modem de François Bayrou  n'avait pas la puissance populaire suffisante pour avoir une grande influence. De plus, sa propension à surseoir sur ces questions révélait une absence de volonté  de trancher, lorsque ce n'était pas une opposition au mariage pour tous, nourrissant  par là l'intransigeance de l'UMP. L’extrême droite quant à elle n'a jamais eu aucune intention bienfaisante à l'endroit des lgbt.
Le FN étant par ailleurs le réservoir privilégié de l'UMP, la campagne de séduction entamée par la droite disait clairement que la ligne conservatrice était renforcée. Au sein de leur famille, les gaylibiens avaient pu observer  que l'opposition au mariage avait valu par deux fois le retrait du parti de Christine Boutin contre l'assurance que l'UMP ne soutiendrait pas le mariage pour tous .
Devant  cette multiplicité de détracteurs, Gaylib aurait dû s'affirmer comme gaylibien(donc d'abord lgbt dans le parti) plutôt que comme Ump( de droite et lgbt par "hasard"). Cela n'aurait en aucun cas affaibli leur balance politique privée. L'important ici était de faire front dans l'UMP, avec honneur en qualité de lgbt, être critique, quitte à continuer à voter pour eux à titre personnel.
Ils ne le firent pas, probablement pris entre les deux chaises d'un besoin d'intégration à un groupe.
 
Aujourd'hui, les prétendants à la direction de l'UMP et à la candidature de 2017 sont opposés à l'égalité. Que cela soit François Fillon ou Jean-François Copé le futur leader légitime de la droite républicaine, nous savons désormais par chacune de leurs déclarations qu'ils disent NON.
Plutôt que de baisser les bras, Emmanuel Blanc et son équipe associative doivent se relever devant cette énième difficulté. L'ancienne méthode de Gaylib - zèle de droite jusqu'à plus soif - n'ayant pas marché, il leur faut une nouvelle approche digne de d'eux-mêmes, capables de forcer leur camarade politique au respect de Gaylib et des lgbt d'autres obédiences politiques.
Il s'agira ainsi de  trouver un équilibre entre  positions gaylibiennes annexes (économie, sécurité, culture etc) et un  progressisme sociétal qui devra être ferme, militant et élaboré de façon à ce qu'il ne soit ni vécu comme un legs de la gauche, ni comme doléances égoïstes dans leur parti.
Etre des gaylibiens avant d’être des umpistes,tout en travaillant à fédérer une mouvance lgbt de droite autour d'eux, pour une affirmation médiatique, un poids numéraire et une intransigeance politique.
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The Lady Gaga Effect

1 juillet 2012
You've been a very bad, bad, bad girl Barbra!

You've been a very bad, bad, bad girl Barbra!

Vous avez probablement déjà entendu parler du Streisand effect, qui selon wikipedia est "un phénomène internet  qui se manifeste par l’augmentation considérable de la diffusion d’informations ou de documents faisant l’objet d’une tentative de retrait ou de censure".
Toujours selon l’encyclopédie libre en ligne, le nom de cet effet  est inspiré de celui de la célèbre actrice américaine, qui "attaqua en justice le photographe Kenneth Adelman et le site Pictopia.com, dans le but de limiter la diffusion d’une photographie aérienne de sa maison (...)La conséquence de cette action en justice fut que la connaissance par le public de cette image s’accrut substantiellement, et qu’elle devint très populaire sur Internet".

Aujourd'hui, lorsqu'un cas similaire se présente - avec volonté de censure - si la réaction des internautes est identique, on parlera de Streisand effect, même si la comédienne de YENTL  n'y est pas impliquée. Quel est le rapport avec Lady Gaga, me direz vous. En fait, ce matin je me suis rendu compte que dans la musique, et particulièrement depuis 2008, il y a eu un effet Lady Gaga dans ma bibliothèque musicale. Et je me demande si j'en ai été la seule victime, et si cet effet "Gaga" ne pourrait pas s’étendre à d'autres artistes ?

Et si l'antéchrist n'était pas celui qu'on croyait ?

La prophétie Maya est en marche

Souvenez vous. C' était à la fin des années 2000. Face au succès colossal de la jeune interprète qui voulait juste nous faire danser, les radio ont cru bon de ne plus faire passer que de l'eurodance gagaesque. Faisant par là de la rétention musicale involontaire, ils ne proposaient désormais que ses titres, au rythme de 10 singles par heure. Le reste du temps d'écoute était alloué à la publicité et aux chansons des clones musicaux de Lady Gaga, qui apparaissaient de façon exponentielle.

Devant l'hystérie collective , l'omniprésence médiatique de la star et la volonté des labels qui poussaient les artistes - y compris des vétérans - à épouser la formule Gaga , il y eut un rejet de la part de nombre de mélomanes. Particulièrement, certains auditeurs amateurs de Pop  furent happés par d'autres genres musicaux, entrés en résistance à cause de la saturation du "trop de Gaga music  tue la pop music".
Le Lady Gaga Effect  désigne ainsi la propension des gens à se retourner vers la musique indie après l'arrivée de Lady Gaga sur le marché de la pop.

LOL

Lolilol

Plus généralement, on pourrait parler de Lady Gaga Effect lorsqu'une réaction proche s'observe après qu'un performer influence complétement le paysage musical de son temps. Ce fut le cas de Britney Spears en 1998. Elle modifia la donne en insufflant la fibre " swedish pop", sous-genre niais et bubble gum fait à l'attention des adolescents. Il domina la planète durant quatre ans grâce à une armée de clones(ex: Christina Aguilera) et une influence considérable sur les productions pop de 1998 à 2001(juste avant le virage Slave 4 you).

Il n'y a pas encore longtemps, je me sentais mal d'entretenir une aussi mauvaise romance avec les chansons de Gaga. Malgré ma bonne volonté, je ne voyais pas quelle pouvait bien être leur utilité artistique  . Au delà de son engagement gay-friendly, je me suis souvent demandé comment  remercier la chanteuse, sans considération de l'activiste: donc sans la casser ni paraitre ingrat. Je viens de trouver. Merci Mère monstre. A force de te fuir, j'ai découvert des artistes super comme : M83, Naked and Famous, Of Monsters and Men, Ima Robot et beaucoup d'autres.Et vous, avez vous succombé à une plus grande curiosité musicale suite au Lady Gaga effect ?

Bon ok, j'avoue j'aime Lady Gaga. Mais juste un tout petit peu:D

 

 

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Will Smith repousse et gifle un journaliste qui tentait de l’embrasser

19 mai 2012

A la première de Men In Black 3 à Moscou, Will Smith a giflé un reporter qui tentait de l'embrasser sur bouche. Le journaliste ukrainien Vitalii Sediuk, connu dans son pays pour les défis qu'il se lance pour embêter les célébrités( Madonna s'est vue offrir un bouquet d'hortensias en 2011, variété qu'elle exècre ), à reçu un soufflet en récompense de sa tentative de rouler une pelle à l'acteur( en Avril dernier, Sediuk avait déjà essayé de faire un bisou à la pop star russe Philipp Kirkorov).

Si la réaction de l'artiste américain est un brin disproportionnée, elle est néanmoins mise en perspective par la rupture du code implicite qui veut que les stars soient assurées d'un minimum d'espace vital lors de leurs sorties publiques.

De plus, comme le faisait remarquer un blogueur avant de conclure que selon lui Smith avait malgré tout bien géré l'incident : aurait-on été autant offusqué s'il s'agissait d'une actrice à la place du héros du "prince bel air "?  La question a du sens, mais quoi qu'il en soit, ce fait divers risque ne pas être si "divers" que cela, et pourrait se révéler plus que singulier pour Smith, surtout si l'on considère son premier commentaire à la suite de son action : " Ce journaliste peut s'estimer heureux que je ne lui ai pas mis un pain".

En effet, ce dernier est en pleine promotion du troisième volet de la  franchise culte, et une mauvaise publicité n'est bonne ni pour son image de jeune premier sans histoires, ni pour l' œuvre dans laquelle il joue, sur les écrans le 23 Mai prochain.En outre, des rumeurs d'homosexualité poursuivant Will Smith depuis des années, il est à parier que certains verront dans sa riposte une preuve supplémentaire d'un malaise face à ce sujet. Analysant cette baffe épidermique comme la mise en avant d'une hétérosexualité triomphante, il n'y a qu'un pas, trop facile pour arriver au soupçon d'une homophobie intériorisée.

Enfin, un individu hétérosexuel et gay-friendly n'a pas vocation à être de tout temps et en tous lieux sensible à un humour chargé d'homo-érotisme,  cela se conçoit. Cependant, Will Smith s' étant déclaré il y a quelques jours en faveur de l'ouverture du mariage pour les couples de même sexe, on ne peut s’empêcher d'avoir un soupçon de déception devant sa réaction, qui fait de l'ombre au  soutien récent qu'il apportait à l'égalité de droits .

Du coup, on se demande comment Barack Obama aurait réagi devant cette Une parodiant les dernières éditions du Time et de Newsweek:

Aurait-il pu baffer un membre de l'équipe à l'origine de ce montage photo ?

 

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