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Fifty Shades of Gay
Lights will guide you home
Bitchy Life | Le post qui sert à rien | ❤❤❤❤❤ | 28.08.2015 - 18 h 19 | 0 COMMENTAIRES
Décompresser des news (homophobes) en révisant sa culture générale
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Comment décompresser d’une actualité pas drôle, comme celle relatant les menaces de mort reçues par Vincent Boileau-Autin, militant lgbt et l’un des premiers à jouir de la loi Taubira II? En faisant ses révisions en culture générale, pardi! En partant du nom « Boileau-Autin », ma pensée en oignon me mène vers Nicolas Boileau, puis je crois me souvenir d’un moyen mnémotechnique pour retenir une liste de noms d’écrivains français.

Voilà donc qu’avec une collègue, nous nous lançons dans un débat sur l’existence ou non d’une telle phrase composée de noms de grands auteurs français. Je suis sûr et certain qu’elle existe. Pis, j’affirme en bombant le torse que d’ailleurs, pas seulement Boileau, mais aussi Lamartine, est cité dedans, avec une dizaine d’autres écrivains.

Ma voisine d’open space, après une mini-recherche infructueuse sur google, commence à penser que cette phrase était seulement dans ma tête. A moins, ajoute-t-elle, que ce ne soit une de tes enseignantes qui ne l’ait créée pour ta classe de l’époque?

Finalement, nous aurons tort tous les deux: si la formule est bien réelle, Lamartine n’y est cependant pas mentionné. Il s’agissait en fait de 6 écrivains classiques français du XVIIe siècle, à retenir selon le procédé suivant :

« Perchée sur une racine de bruyère, une corneille boit l’eau de la fontaine molière « .

On recense alors : Jean Racine, Jean de la Bruyère, Pierre Corneille, Nicolas Boileau, Jean de La Fontaine et Molière.

Rebondissement : après lecture, ma chère et tendre coéquipière de bureau se rend compte qu’elle connaissait cette phrase, mais l’avait oubliée pour une raison inconnue, laule.
S’en suit un petit moment de fous rires au boulot^^.

Mais pour revenir aux choses sérieuses, en plus des réponses par la voie légale, que nous espérons voir le plus tôt pour sanctionner ce monsieur, nous l’informons que la citation de Nicolas Boileau(ci-dessus) est aussi valable pour twitter.
Jean de La Fontaine pourrait conclure, en morale, si cette anecdote était une de ses fables :

L’actualité est parfois morose, mais ne laissons pas les homophobes nous ôter nos sourires :)

 

Bitchy Life | ❤❤❤❤❤ | 25.08.2015 - 18 h 52 | 7 COMMENTAIRES
Le pré-apéro des yaggeurs : photos et compte-rendu
Collegial

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Annoncée la semaine dernière, la relance de l’apéro des losers a bien eu lieu jeudi dernier. Ainsi, malgré les absents en vacances, le temps pas toujours clément et le pessimisme de certains, une huitaine de personnes s’est rassemblée au bar la minuterie dans le 3ème.

Tout à commencé à 19h30 avec le couple glamour de l’été Carole & Clyde. Après une tournée dans le marais pour déposer des flyers dans les établissements  mais aussi entre les mains des passants, les deux tourtereaux de Yagg ont retrouvé vers 21h deux yaggeuses qui sirotaient déjà leur verre au point de rendez-vous.

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Puis, au fur et mesure, les autres convives furent accueillis autour d’une table bien sympathique. On pouvait voir, entre autres, le châtain ténébreux (oui, oui, les châtains aussi peuvent l’être, laule) Xavier Héraud aux yeux revolver. Ou encore Louis Delafon, ancien community manager, qui a-accessoirement- la peau la plus douce de Paris et le parfum le plus apaisant après la soupline :) .

Entre sujets légers et thèmes sérieux abordés de façon décontractée, tout le monde a pu faire connaissance, en prenant du plaisir, bien content de mettre -enfin- un visage sur certains pseudos.

Des déboires dans les administrations aux séries télés en passant par les parcours trans, la situation de la presse, la littérature fantastique ou les sorties parisiennes, les discussions furent riches et diverses, dans une ambiance détendue et très agréable:)

 

Beaucoup d’idées ont  par ailleurs été injectées ici et là pour les prochains apéros. Le yaggeur Atreyu, bien qu’arrivé sur Yagg il y a à peine  2 à 3 semaines, a brillé par sa motivation et ses propositions pour redonner à ces rencontres amicales leurs lettres de convivialité.

Exemple : décliner l’apéro en sorties culturelles ou pique-niques, en « vrais » apéros précédant d’autres sorties, à la manière de before, et pourquoi pas arriver à un agenda/outil « où sortir » spécifiquement dédié à la communauté des yaggeurs.

Agréablement surpris par toute cette énergie, c’est sur un petit nuage que chacun est rentré chez soi, fébrile à l’idée de recommencer le plus tôt.

 

 

C’est avec le merveilleux  i have to have you de Helen Kane que l’on vous donne rendez-vous en septembre pour le prochain apéro! Ah!

 

Bitchy Life | Le Scoop du Jour | ❤❤❤❤❤ | 19.08.2015 - 15 h 46 | 3 COMMENTAIRES
Opération Flyers Yagg et Apéro des yaggeurs à la mutinerie !
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C’est officiel, le pré-apéro Yagg aura lieu :) Le temps nous fait des siennes, les promesses sont incertaines et les vacances font des absents d’été, mais au moins une demi-douzaine sera là!
Vous aussi êtes lecteur, membre inscrit ou sympathisant du site Yagg ? Venez prendre un verre et partager un moment convivial entre yaggeurs et yaggeuses ce jeudi 20 août dès 21h au bar La Mutinerie!

Juste avant cet apéro, ceux qui le peuvent sont conviés à une opération de distribution de flyers Yagg.
Ainsi, à partir 19h30, au point de rendez-vous du BHV de l’Hôtel de Ville( ligne 11 et 1), quelques internautes retrouveront une partie des membres de la Yagg team.
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Parce que c’est une couleur chaude, ils donneront ensemble de jolis papiers bleus aux passants et aux établissements rencontrés au cours de cette balade ludique dans le marais et ses environs!

Après cet effort, tout le monde se retrouvera à 21h pour le 1er d’une série de bons moments de franche rigolade! Que ce soit pour flyer ou juste pour boire un coup,venez nombreux, mais surtout venez heureux !

 

Bitchy Life | Le Scoop du Jour | ❤❤❤❤❤ | 14.08.2015 - 17 h 46 | 11 COMMENTAIRES
Apéro des yaggeurs, le retour ?
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« Il était une fois une bande de Yaggeurs qui en avaient assez de boire des coups immatériels tout en se balançant des noms d’oiseaux et autres invectives tout aussi virtuels. Ils eurent alors l’idée (géniale) de se donner régulièrement rendez-vous dans un vrai café pour se rencontrer enfin dans la vraie vie et boire des vrais coups et se parler avec la bouche et non plus seulement avec les doigts. L’Apéro des Losers était né. Ne te laisse pas décourager, les Losers n’ont de Losers que le nom et ils t’accueilleront les bras grands ouverts dès le prochain apéro. Alors, n’oublie pas de venir ! »

 

A la lecture de cette description, lequel des anciens internautes de Yagg réprimerait un sourire ? Personne n’ a oublié ce temps, celui des soirées détente lancées par la yaggeuse Pitaladio.Depuis Marseille où ma charge de travail m’empêchait d’y assister, je regardais d’un œil attendri ces moments de franche camaraderie. A chacune des sessions, le blog dédié permettait aux absents de profiter des instants qu’ils avaient manqués. C’était une belle, très belle époque.

Celle d’une communauté de yaggeurs investis dans le site, donnant tout son sens à l’expression « média social ». Une ère d’effervescence. De dynamisme aussi, car nous étions actifs et productifs.
De la créativité des billets de blogs aux idées originales balancées ici et là, le foisonnement de nos  esprits semblait se décliner à l’infini. Au fil du réseau, au fil de discussions que nous chérissions.

Joutes oratoires et calembours à tout va se mêlaient aux stratégies au mieux-être et à l’ entraide.Des contributions souvent éclairées donnaient le ton d’une ambiance à la fois intense et grisante. La quasi-fratrie était baignée d’une solidarité latente, qui rehaussait nos humanités.
Toutes ces choses nous enivraient, et nous le leur rendions bien.

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La communauté de Yagg a grandi, et puis muri. A la proximité qu’il y avait entre membres du jeune (et plus petit) groupe de lecteurs actifs que nous étions, a succédé une grande diversité d’interactions, plus déliées. Comme un village qui s’étendrait, gardant son esprit culturel intact pendant sa transformation en zone rurbaine .

Pour ceux qui résident à Paris : en étant dans le renouveau, et si nous décidions de joindre l’utile à l’agréable ? Et si nous relancions ces temps de jonction entre réel et virtuel, espaces d’évasion qui nous soudaient jadis, en commençant par un « pré-apéro de losers »  jeudi prochain ? Prendriez vous un verre avec nous si les apéros faisaient leur grand retour en Août/Septembre ?

En effet, avec quelques yaggeurs et yaggeuses , une partie de la Yagg Team fera une opération Flyers,  ce jeudi 20 Août, dans le quartier du Marais et aux environs. Le point de rendez-vous est à 19h30 à la station de métro hôtel de ville (lignes 1 et 11) du coté de l’enseigne BHV.
Elle sera suivie d’un rafraichissement de gorges après cet effort, vers 21h dans un établissement de la place(la Mutinerie, le Bar à cocktails « La Résistance » ou tout autre lieu funky, choisi spontanément).
Serez vous des nôtres jeudi prochain ? Nous l’espérons!


ça vous tente, un pré-apéro des yaggeurs jeudi 20 Août à 21h ?

 

 

 

Bitchy Music | ❤❤❤❤❤ | 31.07.2015 - 16 h 48 | 5 COMMENTAIRES
Retour de Janet Jackson : Carrière, Héritage et critique du nouveau single
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Après 7 ans d’absence, l’une des dernières géantes de la pop culture est de retour avec un nouveau single.
Une occasion de revenir sur la carrière et l’héritage, autant musical que militant, de cette avocate pour la fin des racismes, pour l’égalité des droits et l’accès aux soins des personnes malades.

fff2c32df6b4a2f7fce6f10f0292fc82.600x600x1De la prise de contrôle de son art en 1986 jusqu’au Superbowl de 2004, Janet Jackson a régné sans partage comme l’ultime danseuse-performeuse de la pop urbaine et du R&B contemporain.
Concurrencée à la fin des années 80’s et au début des années 90’s par son amie Paula Abdul, Miss Jackson a influencé une génération d’artistes allant de Britney Spears à Bruno Mars en passant par Justin Timberlake ou Ciara.

Cette dernière, qui se réclame sans cesse de sa lignée, était d’ailleurs parmi les personnalités ayant une énième fois honoré son idole, consacrée il y a un mois « icône ultime  » de la musique, de la danse et des arts visuels aux BET Awards. Bien sûr, il existe encore aujourd’hui des show-girls de pop et r&b hors-pair, qui techniquement pourraient être, en danse, du calibre de JJ. Mais celles-ci sont, soit sur le déclin- comme Mya, Britney ou Ciara – soit en devenir comme Tinashe et FKA Twigs.

Et surtout, leur musique ne fait pas spontanément un pont entre une exigence de qualité dans la production, et une conscience politique. Analyser les travers de la société contemporaine, se positionner en usant de la visibilité octroyée par son star-power, telles étaient les branches de l’ADN musical de la Jackson de la grande époque.

De même, quelles que soient les raisons- inhérentes à l’industrie du disque, aux artistes eux-mêmes ou au public et acheteurs -peu nombreuses sont les chanteuses avec un niveau de succès actuel, et une vitrine comparable à ceux de Janet à son prime, elle dont les albums prenaient pourtant des risques en abordant des thèmes sociaux clivants.

On se souvient particulièrement de deux ses opus, régulièrement classés dans les listes des meilleurs disques des 30 dernières années. Rhythm Nation 1814 en 1989 qui se saisissait, dans des textes et une direction photographique qui ont fait date, de la dure question du racisme aux USA.

The Velvet Rope en 1997, album dont le titre phare together again faisait office d’hommage à la mémoire des personnes décédées du VIH. D’autres compositions, comme Free Xone parlait ouvertement d’homosexualité en incitant à l’acceptation des orientations sexuelles minoritaires. A cette époque, Janet était déjà – et largement- un monstre de la musique doublé d’une icône lgbt, mais le cœur de sa base d’admirateurs se trouvait pour beaucoup chez les Afro-américains, les africains et afrodescendants de la diaspora noire sensible au R&B.

71gInIXflxL._SL1079_Avec des titres comme Together Again, The velvet rope aura une longévité incroyable dans les charts mondiaux, puis sera reconnu comme son plus gros triomphe planétaire. En même temps qu’il assiéra définitivement son accès à la légende, cet album lui conférera aussi une toute nouvelle  foule d’admirateurs, plus bigarrée. Son engagement sera quant à lui maintes fois salué par les acteurs des communautés LGBT internationales.

Le reste de son histoire, nous la connaissons assez : nouveau carton avec All for you sorti en 2001, porté par un lead-single de même nom et soutenu par Someone to call my lover. Plus lumineuse et sexy, cette Janet, qui au fond s’annonçait déjà par petites touches depuis l’album éponyme de 1993, parait aussi plus heureuse, flanquée de son éternel sourire ravageur. Seulement, Jackson se dépolitise de plus en plus, du moins dans ses disques.

Le « scandale » du superbowl 2004, dit « nipplegate » marquera un étrange tournant dans l’histoire de la pop, sans que l’on ne sache si la révélation de son sein gauche par Justin Timberlake, lors d’une chorégraphie commune était planifiée ou accidentelle. C’est ainsi que l’une des plus grandes popstars de la planète, connue pour son engagement social et son image de girl-next-door, sera blacklistée de partout. De l’autre coté, le chanteur de Nsync, artiste solo en herbe, ne subira aucune conséquence de ce fait divers, et reviendra même plus populaire que jamais en 2006 avec son 2ème disque FutureSex/LoveSounds.

Janet Jackson Justin TimberlakeCette différence de traitement, la violence inouïe des commentaires, les représailles de l’époque qui aujourd’hui sont jugées disproportionnées à l’encontre de Janet Jackson, feront de ce fait divers une illustration, pour certains observateurs, d’une réalité crue : la classe sociale qui n’efface ni le genre, ni la « race », ni l’âge.

Pour de nombreux papiers, il était évident que, à la fois noire, femme, et plus âgée, Jackson ne pouvait être que fautive dans l’imaginaire collectif américain, en face d’un homme jeune, beau et blanc. De là à parler d’intersectionnalité, il n’y eut qu’un pas.

Si cette explication recelait un pan de vérité, elle n’expliquait pas tout. En effet, comment comprendre que Madonna retrouvait un succès inespéré en 2005 avec Confessions on the dancefloor après avoir elle aussi subi précédemment les foudres des médias et le rejet du public -dans une moindre mesure certes- avec le tollé causé par les prestations live et le clip initial d’American Life ?

Centré autour du thème des personnalités multiples, Damita Jo, son disque promu à cette période fera un excellent démarrage dans les charts. Cependant, à moyen et long terme, le blacklisting que subira Janet aura raison des ventes sur la durée, et ce malgré des critiques globalement positives.

Le disque gagnera tout de même un nombre honorable de preneurs ( 3 millions dans le monde), bien qu’en dessous des standards jacksoniens. Toutefois, le single all nite, infusé de funk, énergique à souhait, mettra le feu dans les clubs. Son vidéoclip n’y étant pas étranger: la chanteuse s’y montre, impériale, prouvant qu’elle n’a rien perdu de son charisme et de sa technicité.

Malgré une relation amoureuse de longue date avec le producteur star Jermaine Dupri qui prendra la direction artistique de son projet suivant 20. Y.O, ce disque, supposé relever deux décennies de succès ininterrompu -tout en célébrant un renouveau de la belle- fera encore moins d’étincelles que le précédent. Curieusement, Jermain Dupri était celui-là même qui relançait en 2005 la carrière de Mariah Carey avec The Emancipation of Mimi.

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Cette ère coïncidera avec la fin du contrat de cinq albums de Janet Jackson pour Virgin records. Engagement qui, lors de sa signature quelques années plutôt, faisait d’elle l’artiste Pop la plus puissante des années 90, se payant le luxe d’éclipser sa rivale Madonna et son génie de frère.

Signé sur son nouveau label Island Records, séparée de son staff habituel, Janet Jackson voyait malgré tout son vœu de come-back fracassant échouer en 2008, indépendamment de toutes les qualités de l’album Discipline, attendu par le milieu musical comme son retour en grâce, convaincu par la qualité du single éclaireur Feedback . Au fil de ces insuccès, le monde semblait peu à peu oublier son impact d’antan, son catalogue de tubes et l’immense figure contemporaine qu’elle avait été. De chanteuse  dominante, évidente dans la pop culture, elle se voyait sous-estimée avec le temps.

Deux best of et un mariage à un milliardaire plus tard, une vidéo apparaissait sur la toile. Dans cette séquence inopinée, elle y confiait avoir entendu l’appel des fans. Mais de nos jours, Janet peut-elle encore être le chantre et l’égérie d’une génération de chanteuses-performeuses disparues? Sinon, quelle(s) héritière(s) pour réclamer son flambeau ? Les bêtes de scène féminines qui associaient avec brio conscience sociale et entertainment semblent vouées à disparaître comme cela a été le cas pour les chanteuses dites à voix.

No Sleeep, nouveau titre qui nous invite à rester éveillé, saura-t-il nous faire bouger sur le dancefloor tout en gardant intacte notre politisation pour le bien commun? Ou s’avère-t-il être un simple à la fois langoureux et introspectif ?À chacun de se faire son avis. Mais pour votre serviteur, Janet revient ici avec un titre soyeux, qui évite l’écueil de la pop et du R&B faciles. Il ne tombe pas non  plus dans le type de mélodies formatées selon les codes qui marchent pour les diffusions radios des modernes.

Non seulement convoque-t-elle Jimmy Jam et Terry Lewis, le duo artistique qui a fait son empreinte sonore à son heure de gloire, mais elle se rappelle à nous avec des clins d’œil à l’époque de « Janet » et de « That´s the way love goes ».

Musicalement, No Sleeep est une réussite : composition solide et mature. Une renaissance en terrain connu, qui pourrait annoncer un album conséquent, dans la veine des grands albums de musique urbaine à cuivre. Cependant, alors qu’elle fit autrefois sa réputation comme l’une des voix les plus claires sur les choses de ce monde, les paroles du single sont légères, axées sur la découverte sensuelle d’un couple qui se retrouve.

Ce parti pris est surprenant, à cette heure où les états-Unis sont de plein fouet confrontés à l’échec du post-racialisme. Encore plus, lorsqu’on sait que D’Angelo, autre mastodonte des musiques noires américaines, interrompait son hiatus de 14 années avec Black Messiah, un disque-manifeste sorti en urgence face à la gravité de la désillusion des afro-américains.

janet-black-3Ce dernier Janet,qui se bonifie avec les écoutes, serait alors un sans-faute en qualité artistique, mais une déception par son manque de positionnement. Si l’on espérait pas forcement d’elle d’y traiter à bras le corps la situation des noirs américains, tout au moins rêvait-on d’un texte moins convenu. Qu’à cela ne tienne, rappelons nous que les artistes n’ont pas pour vocation de répondre à toutes nos attentes. Et ceci admis, on ne peut qu’applaudir le retour satiné et feutré d’une reine que nous n’avions jamais déchue.

 

 

Bitchy Life | Brèves de Medias | 24.07.2015 - 15 h 48 | 2 COMMENTAIRES
Qu’est-ce qu’un corps parfait ? Des athlètes gays, lesbiennes, bisexuels ou trans répondent à BuzzFeed.
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On sait que la place du corps est importante dans le sport.  Puisqu’ il est le moyen par lequel l’athlète atteint ses performances, son entretien est primordial. Mais que se passe-t-il lorsque l’on a affaire à des sportifs gays, lesbiennes, bisexuels ou trans ? Appréhendent-ils le corps différemment parce que lgbt ?

A tort ou à raison, les homos sont par exemple dits avoir développé entre eux un culte physique implacable. Si physique n’est pas exactement corps, les deux notions se lient naturellement, et on peut se demander si cette propension (réelle ou supposée) à un esthétisme exacerbé influence, chez un professionnel gay, la façon dont il conçoit son corps.

De même, lorsqu’on aborde le domaine de l’identité de genre, on s’aperçoit qu’il est intrinsèquement lié à ce qu’on pense de son propre corps, ainsi qu’à la manière dont il est perçu par autrui. Dans certains cas, ces conceptions sont accompagnées de transformations physiques qui amènent à apprivoiser son corps dans un autre rapport à soi-même.

Être un sportif intersexe, transidentitaire, transsexuel, ou à genre fluide entraine-t-il une considération spécifique de ce qu’est le corps parfait ? Qu’est-ce qu’un corps parfait, voilà donc la question à laquelle quelques athlètes lgbt ont répondu pour le site BuzzFeed.

Toutes ces interrogations peuvent aussi se conjuguer encore différemment, selon qu’on est une femme, d’une minorité ethnique ou qu’on présente un élément quel qu’il soit, qui ne s’inscrit pas dans l’imaginaire immédiat de ce qu’est un corps de sportif.

La vidéo est en anglais, mais vous pouvez activer les sous-titres dans cette langue pour une meilleure compréhension. Il est toutefois possible d’obtenir des sous-titres français en lançant une traduction littérale des premiers. Mais attention aux quelques erreurs. Ex : le mot « race » traduit dans son sens de « course » alors qu’ici la personne parle de « race » au sens de couleur de peau.

Bitchy movies | ❤❤❤❤❤ | 22.07.2015 - 18 h 03 | 4 COMMENTAIRES
Paternity Leave : Le film où les gays ont des enfants juste en faisant l’amour!
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Que feriez vous, si vous étiez en couple gay, et que l’un d’entre vous tombait (naturellement) enceint de l’autre ?Voilà le pitch de la comédie  romantique « Paternity Leave » (ou congé de paternité), de Matt Riddlehoover! La bande-annonce, fraîchement arrivée, galvanise la toile, et le film lui électrise déjà des critiques des festivals où il passe!

Greg (Jacob York) et Ken (Charlie David) sont un couple soudé dont la vie bascule l’année de leur quatrième anniversaire. Suite à de nombreuses nuits de galipettes enflammées, Greg commence à se sentir de plus en plus nauséeux et fatigué. Il finit par consulter un spécialiste, qui lui délivre l’étonnante nouvelle : il porte un enfant en lui!

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Dès lors, le couple devra composer  avec l’incrédulité de leur entourage, le stress du regard de la société, tout en ayant leurs propres soucis, en plus de rester  pragmatique face aux enjeux modernes de la parentalité. Porté pour le moment par de bons retours, le film est disponible en pré-commande à l’adresse suivante : PaternityLeaveFilm.com .

 

 

 

Bitchy Books | Bitchy Life | Bitchy movies | Brèves de Medias | ❤❤❤❤❤ | 21.07.2015 - 15 h 35 | 7 COMMENTAIRES
Comic-Con de San Diego : Wonder Woman, Harley Quinn et une demande en mariage
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La semaine dernière, avait lieu l’une des plus grandes conventions de geeks : le comic-con de San Diego. Bande dessinée, jeux vidéos ou encore cinéma, la part belle était faite à l’univers des comics. Dans les évènements marquants de cette édition, la projection de la bande-annonce de Batman vs Superman : l’aube de la justice.

Réalisation très attendue de Zack Snyder prévue pour Avril 2016, le film est un prélude à l’adaptation cinématographique de la ligue des justiciers(équivalent de DC Comics des Avengers de Marvel). Aux cotés de Batman et de Superman, Wonder Woman qui y apparaissait pour la première fois sur grand écran, a bien évidemment fait sensation.

Interprétée par l’actrice israélienne Gal Gadot, celle qui est à la fois amazone et super héroïne n’a pas manqué d’affoler le public, vêtue d’un attirail qui n’était pas sans rappeler un autre personnage iconique de l’imaginaire lesbien : Xéna, la princesse guerrière dont le retour serait imminent .

Si Diana Prince et sa future équipe étaient à l’honneur, une autre formation plus sombre des écuries DC Comics n’était pas en reste: le Suicide Squad. Doté d’un casting stellaire (Will Smith en premier), cette production de Warner Bros raconte l’histoire d’un groupe de criminels utilisés par une agence gouvernementale états-unienne, dans des opérations paramilitaires suicidaires.

Ici aussi, une figure féminine populaire faisait son entrée en scène: Harley Quinn – alter égo féminin du Joker- dont l’amitié avec la supervilaine Poison Ivy a donné lieu à bon nombre de fan fictions lesbiens.

Et le meilleur pour la fin, toujours au Comic-Con : la demande en mariage d’un maquilleur à son copain devant 7000 personnes :

❤❤❤❤❤ | 18.07.2015 - 11 h 49 | 9 COMMENTAIRES
Des trois mouvements des conflits amoureux en 1mn30
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Si je ne devais retenir qu’une scène de toute la série Brothers&Sisters, c’est cet échange. L’essentiel des relations humaines se trouve concentré dans ce conflit, local, entre Kevin & Scotty à propos d’un adultère.

Mais leur discussion traduit finalement quelque chose d’universel.
La formulation sincère d’un ressenti : « I’m not angry, i’m in pain ».
Les attentes et les projections : « The person supposed to love me more than anything, You were supposed to be better than this ».

Et enfin, ma réplique favorite, cet état d’esprit qui faisait de Scotty mon personnage préféré de la série : avoir conscience -pleinement et avec humilité- de sa propre imperfection , voilà selon moi l’une des plus grandes grâces accordées à certaines âmes.
« I’m not. I’m just as lost and damaged, and screwed up than the rest of you. I’m not perfect, Kevin. I’m not perfect. »

Je trouve cette vidéo d’1mn30 tellement puissante! Formulation de ressenti + conscience de son imperfection, voilà le combo auquel j’aspire en tant qu’être humain, et en qualité d’amoureux dans mes relations. Powerful!

Bitchy movies | ❤❤❤❤❤ | 17.07.2015 - 13 h 03 | 0 COMMENTAIRES
Raúl Castillo( Richie), de retour en boxeur homo refoulé après Looking
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Comme chacun sait, la série Looking n’a pas été reconduite pour une 3ème saison, au grand dam de ses fans.Bien que la chaine câblée HBO ait permis à son réalisateur, Andrew Haigh, de conclure son arc avec un téléfilm dont le tournage débutera en septembre prochain,les acteurs de la série ne chôment pas en attendant.

Raúl Castillo -qui joue le rôle de Richie dans la série- nous revient dans le court-métrage « Boxer » de Jules Nurrish. Tourné en 2012 et lauréat du meilleur court au BendFilm Festival dans la catégorie film d’étudiant,  » Boxer » n’a été mis en intégralité sur le net( version originale non sous-titrée en français) qu’il y a un mois.

Il y interprète un boxeur homo et refoulé, qui affronte ses démons d’une façon pour le moins dramatique. A découvrir, en attendant le retour de notre cast favori :)

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